Lors de la 14ème réunion du groupe de travail sur les recrutés locaux, la CFDT-MAE a appelé l’attention de la DRH, à travers le cas d’une collègue recrutée depuis 1990 et dont le contrat à durée déterminée (CDD) n’avait pas été transformé en contrat à durée indéterminée (CDI) alors qu’aucune disposition du droit local n’y faisait obstacle, sur la contradiction entre cette pratique et les recommandations du guide de recrutement local.
En effet le vademecum énonce clairement que « la norme est le recrutement d’agents permanents sur la base de la signature d’un contrat de travail. Selon les besoins et en fonction des pratiques locales, le recrutement est établi sur CDD ou sur CDI. (…) Le Département engage les postes à ne pas maintenir systématiquement les agents en CDD, même si le droit local le permet, mais à proposer un CDI aux intéressés ayant vocation à occuper un emploi permanent. »
La DRH, interrogée par la CFDT, a donc confirmé que, si le droit local ne s’y opposait pas, les agents placés sur des fonctions pérennes devaient se voir proposer une transformation de leur CDD en CDI.
Un immense espoir, mais aussi beaucoup de craintes. À l’heure d’écrire cet édito, un gouvernement de transition vient d’être nommé. Des membres de la société civile engagés dans le syndicalisme tunisien en ont très vite démissionné. On nous vole la révolution, disent les uns, devant la présence de membres de l’ancien gouvernement ; il ne pouvait en être autrement, disent les autres, après des décennies d’éradication de tout ce qui s’opposait au pouvoir du clan Ben Ali. Libération des prisonniers politiques, liberté de la presse sont les premiers pas vers une véritable démocratisation de la vie politique, dont l’évolution reste incertaine. Nous savons qu’elle sera difficile et prendra du temps.