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Changer de regard sur l’aidance est une urgence !

28 mai 2026

En France, on compte actuellement entre 8 et 11 millions d’aidant.e.s. Quasiment 60 % des aidants étaient des femmes en 2015. En 2030, 1 salarié sur 4 sera aidant.e !1

Chacun.e est susceptible de se trouver en situation d’aidant.e

Assistance ménagère, administrative, financière ou médicale à un parent vieillissant ou en perte d’autonomie, maladie chronique d’un conjoint ou d’un enfant, accident grave et subit d’un proche, aide financière ou soutien aux activités de la vie quotidienne d’une personne en situation de handicap, les cas de proche aidance sont nombreux. Ainsi, chacun.e est susceptible, à un moment ou l’autre de sa vie, de se trouver en situation d’aidant.e.

Des collègues aidants, chacun en a autour de soi et on peut soi-même en faire partie. Pourtant, près d’un aidant sur deux ne se reconnaît pas comme tel2. En effet, il ou elle vit sa situation avec de la culpabilité de n’être pleinement sur aucun front et ce, de façon souvent invisibilisée. Dès lors, la CFDT-MAE considère qu’il est important de libérer la parole au sujet de l’aidance et de valoriser le rôle des aidants – y compris dans la sphère professionnelle.

Libérer la parole au sujet de l’aidance et valoriser le rôle des aidants y compris dans la sphère professionnelle

Il est donc temps de libérer la parole sur ce sujet encore tabou, qui devrait pourtant être considéré et soutenu au même titre que la parentalité ; la proche aidance est un engagement humain et citoyen !

Si les visages de l’aidance sont multiples, comme les situations auxquelles les aidants font face3, la plupart des situations d’aidance représentent une forte charge mentale et émotionnelle et exigent de l’aidant disponibilité et efforts pour concilier les multiples attentes de l’entourage familial et professionnel. En résulte le développement de compétences utiles, nombreuses et transférables – gestion d’agendas, d’intervenants divers ayant un langage propre (médecins, pharmaciens, logistique..) mais aussi d’une intelligence émotionnelle (écoute/ tolérance/ résistance au stress/capacité d’initiative ou réactivité) – qui peuvent et doivent être soutenues au bénéfice du collectif.

Une aidance encore imparfaitement appréhendée au MEAE

Les aidants ont souvent des carrières fractionnées et moins rémunératrices :

  • le congé de solidarité familiale n’est pas rémunéré même si une allocation peut être perçue ;
  • le temps partiel impacte la situation financière immédiate de l’aidant en la précarisant (surtout dans le cas des familles monoparentales) et réduit le CIA. Il est aussi un facteur de perte de chances professionnelles en obérant fortement les possibilités de promotion ;
  • la proche aidance limite enfin la capacité à présenter des concours et examens professionnels et a ainsi un impact sur le montant des droits à la retraite.

La proche aidance porte fréquemment atteinte à la mobilité fonctionnelle et géographique

  • En administration centrale, les aidants préfèrent ne pas changer d’environnement professionnel. En effet, ils n’ont pas le temps et parfois pas l’espace mental suffisant pour suivre des formations permettant de s’adapter à de nouvelles fonctions.

Cette mobilité fonctionnelle réduite est parfois mal perçue par les RH, alors même que les aidants ont le temps d’approfondir la connaissance de leurs fonctions. A ce titre, ils constituent souvent des vecteurs de stabilité et de mémoire du service et ils apprennent aussi à travailler vite, deux compétences appréciables pour un chef de service.

  • La proche aidance constitue également un obstacle à l’expatriation

Les agents doivent sélectionner des postes peu éloignés du lieu de résidence de leurs proches ou alors limiter leurs choix à des pays pourvus d’établissements scolaires ou de soins adaptés à la pathologie de leurs proches. De plus, ils ont des frais de déplacement plus importants pour retourner voir leur famille et/ou effectuer le suivi de soins en France ou à l’étranger. Certaines indemnités telles que l’allocation enfant handicapé sont perdues durant l’expatriation et les surcoûts liés à l’inscription dans certains établissements de soins sont insuffisamment compensés par le supplément familial.

Un manque de flexibilité chez les encadrants

Si certains agents sont appuyés par leur hiérarchie, à l’inverse beaucoup de collègues proches aidants nous signalent avoir déjà pâti d’un manque de flexibilité de la part de leur supérieur dans la prise en compte de leurs demandes d’absence.

Pour les binômes des agents proches aidants, l’absence de leur collègue occasionne une surcharge de travail, surtout lorsqu’elle a lieu dans des périodes de forte charge d’activité du service, et limite aussi le choix de leurs périodes de congés.

Les encadrants gagneraient donc à être davantage sensibilisés à l’écoute et à la gestion des relations interpersonnelles des équipes et mieux formés à la détection des signaux d’aidance.

La hiérarchie a également besoin d’outils pour gérer des situations professionnelles délicates :

– Comment faire face au désengagement temporaire d’un agent lié à son surengagement à domicile ?
– Comment gagner en réactivité pour réorganiser un service amené à recevoir du public lorsqu’un agent peine à respecter des horaires fixes ?
– Comment gérer la crainte de l’installation d’une situation d’iniquité entre les agents d’un même service qui, à terme, peut créer un problème d’ambiance au travail ? 
– Comment, à moyens constants, récompenser un binôme qui travaille davantage sans discriminer l’agent proche aidant ?
– Comment maintenir le dialogue et conserver un proche aidant au sein d’un collectif de travail alors même qu’il télétravaille fréquemment ? 
– Quel(s) dispositif(s) peut-on mettre en œuvre afin d’éviter la déperdition d’information et favoriser la mise à jour régulière des connaissances pour atteindre les objectifs fixés alors que l’agent aidant devient moins disponible ?

Les propositions de la CFDT-MAE

Si des avancées législatives et jurisprudentielles récentes sont à saluer (Décret n° 2025-827 du 19 août 2025 sur les plateformes de répit et arrêt de la CJCE du 11 octobre 2025 pour les parents d’enfants en situation de handicap), elles sont encore insuffisantes.

La CFDT-MAE revendique un changement d’approche, une libéralisation de la parole et appelle au lancement d’une politique innovante d’accompagnement des agents proches aidants par la mise en place, en lien avec les partenaires sociaux, d’un PLAN AIDANCE pérenne et ambitieux :

– Communiquer d’avantage sur le dispositif de don de jours, en fluidifier l’accès et mettre en place une procédure d’urgence ;

– Animer des RDV pairs/aidants réguliers au sein du MEAE et un atelier annuel d’échanges de bonnes pratiques pour les managers sur ce sujet (a minima lors de la journée de l’aidance en octobre) ;

– Prendre en compte le fait que les 11 millions d’aidants sont en majorité des femmes et considérer la proche aidance comme un engagement valorisant une carrière et des acquis pour l’obtention de promotions ;

– Rédiger et mettre à jour un guide de l’impatriation contenant des listes d’établissements susceptibles d’accueillir les enfants/adultes en situation de handicap/dépendance ; renforcer les liens entre le MEAE et les mairies d’accueil (Paris, Nantes) pour s’assurer d’un quota d’accès pour le Département ; identifier clairement un contact unique par agent pour toutes les démarches et questions liées à la proche aidance au Ministère ;

– Briser le tabou de la proche aidance à l’étranger : accompagner et faciliter le départ à l’étranger des proches aidants et de leur famille ; faire figurer dans les livrets d’accueil des postes les dispositifs locaux en faveur des aidants ; permettre aux agents en poste à l’étranger de bénéficier du congé de proche aidant et du congé de solidarité familiale ; autoriser le recours au télétravail, en veillant à prévoir des missions de renfort pour les postes en difficulté le cas échéant ;

– Faciliter la réintégration rapide et sans délai, sur leurs fonctions ou des fonctions équivalentes, des proches aidants partis en congé à ce titre.

La proche aidance, parlons-en !

En effet, au-delà de la valorisation et de la facilitation de la vie professionnelle des agents aidants, c’est toute la qualité du travail accompli au sein des services concernés qui est en jeu ! Responsable et constructive, la CFDT-MAE considère qu’un service où les agents aidants sont valorisés gagnera en qualité et en efficacité.

Si ce sujet vous concerne, vous intéresse ou si vous souhaitez partager un témoignage, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : cfdt.mae@diplomatie.gouv.fr

  1. Source : ANACT ↩︎
  2. Ministère des solidarités ↩︎
  3. Haut Conseil de la Santé Publique : Les proches aidants ou des solidarités en action ↩︎

Thèmes : agents de l'état, Dialogue social, prestations sociales, Proche aidance, Protection sociale

La CFDT-MAE écrit au DGAM pour demander le maintien de la complémentaire santé pour les collègues ADL en Russie

27 mai 2026

Informés par nos représentants du personnel sur place, la CFDT-MAE a écrit au Directeur général de l’administration et de la modernisation, le 21 mai dernier, pour l’alerter sur la décision prise par l’administration de ne pas renouveler la prise en charge de l’assurance maladie complémentaire des agents recrutés locaux de nationalité russe employés par l’ambassade de France, les consulats généraux et l’institut français en Russie, à la suite de leur transfert vers la « société de portage » Inpredkadry.

  • Des personnels locaux déjà sous tension

En effet, cette mesure préjudiciable à nos collègues, qui a été annoncée en CCL extraordinaire le 18 mars dernier, intervient dans un contexte où les représentations étrangères situées en Russie n’ont plus la possibilité de recruter des personnels russes sans intermédiaire et doivent passer par une agence d’État. Au-delà, le manque de personnels titulaires dans nos emprises sur place ainsi que la suppression de nombreux postes d’ADL, qui désorganisent les services et entraînent une charge de travail supplémentaire, génèrent une charge mentale importante sur le personnel local. A court terme, cette accumulation de pression pourrait conduire à des situations d’épuisement professionnel.

  • Une mesure incompréhensible et angoissante

Dès lors, le non-renouvellement de la prise en charge de l’assurance maladie complémentaire suscite une forte incompréhension et une vive inquiétude parmi les agents de droit local et constitue de fait un recul significatif en matière de protection sociale et tout particulièrement en matière d’égalité d’accès aux soins et de qualité du parcours de santé de nos collègues recrutés locaux qui doivent désormais basculer vers un système public de soins à la fois extrêmement contraignant et peu performant.

La CFDT-MAE demande donc le maintien d’une complémentaire santé afin de permettre à nos collègues recrutés locaux en Russie de continuer à disposer d’un véritable accès à des soins qualitatifs, rapides et réguliers, et disponibles en dehors des heures de bureau.

Réactivation de la section CFDT-MAE à Bruxelles

27 mai 2026

Les adhérentes et adhérents CFDT-MAE de la Représentation permanente de la France auprès du Comité politique et de sécurité de l’Union européenne, de l’Ambassade et du Consulat général de France à Bruxelles ont tenu, le 15 avril 2026, une assemblée générale pour constituer une section syndicale locale.

Après avoir débattu en séance, ils ont approuvé à l’unanimité la création d’une section CFDT et ont également élu leur bureau :

  • secrétaire de section : Betty MARTRENCHAT
  • secrétaire adjoint : Cyril KELMA

Les principales revendications de la section portent sur :

  • les conditions de travail et les horaires ;
  • l’organisation et la répartition de la charge de travail ;
  • le télétravail ;
  • la formation.

Nous leur adressons toutes nos félicitations !

PSC/MGEN : La CFDT-MAE et 6 autres syndicats obtiennent la tenue d’une réunion CPPS extraordinaire !

18 mai 2026

La pétition intersyndicale lancée le 22 avril dernier par la CFDT-MAE et 6 autres syndicats a recueilli plus de 2 700 signatures d’agentes et d’agents, répartis dans plus de 150 pays, soit la quasi-totalité des pays où le ministère dispose d’un réseau diplomatique, consulaire ou culturel.

Les très nombreux témoignages reçus font état de difficultés graves, récurrentes et convergentes, révélant un profond mécontentement ainsi qu’une grande souffrance chez de nombreux collègues, tant à l’étranger qu’en administration centrale.

Dans ces conditions, et conformément à l’article 5 du règlement intérieur de la commission paritaire de pilotage et de suivi (CPPS), la CFDT-MAE ainsi que 6 autres syndicats ont écrit au DRH pour demander la convocation, dans les meilleurs délais, d’une réunion extraordinaire de la CPPS.

Le Directeur des ressources humaines ayant donné son accord, une commission paritaire de pilotage et de suivi aura lieu le 1er juin prochain, ce qui permettra de faire remonter à l’administration les dysfonctionnements qui pénalisent les agent·e·s.

Hausse des carburants : la mobilisation de la CFDT-MAE porte ses fruits !

13 mai 2026

Le 26 mars, le Bureau de la section CFDT-MAE de Nantes interpellait officiellement l’administration : face à l’envolée des prix à la pompe, le travail ne doit pas devenir une charge financière !

Nous réclamions des mesures d’urgence, et notamment un recours accru au télétravail pour protéger votre pouvoir d’achat.

Une victoire pour les agents : nos revendications au cœur de la circulaire nationale !

C’est avec satisfaction que nous voyons aujourd’hui nos demandes locales validées au plus haut niveau. La circulaire du 5 mai 2026, transmise dans la soirée du 6 mai aux administrations de la Fonction Publique d’État, confirme que notre lecture de la situation était la bonne. Ce texte officiel, qui répond directement à nos préoccupations, donne instruction aux chefs de service :

  • D’augmenter le télétravail : un réexamen immédiat des organisations pour identifier toutes les possibilités d’augmentation du télétravail individualisé.
  • De donner la priorité aux agents contraints : cette adaptation doit être privilégiée pour ceux d’entre nous qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur véhicule personnel, notamment en raison d’une desserte insuffisante en transports collectifs.
  • D’accélérer les délais de réponses : l’administration doit traiter avec rapidité les demandes d’évolution de la quotité de télétravail.

Une réactivité nantaise qui fait la différence !

En étant parmi les premiers à monter au créneau, la CFDT-MAE de Nantes a anticipé ce mouvement national. Cette circulaire est la preuve que notre action de proximité est en phase avec les réalités de terrain. Elle offre désormais un cadre réglementaire solide pour que vos demandes de jours de télétravail supplémentaires (dans la limite de 3 jours par semaine) soient acceptées.

Au-delà du télétravail, d’autres leviers activés :

La circulaire rappelle également l’existence de dispositifs essentiels pour votre budget :

  • L’indemnité carburant de 50 € : une aide individuelle sous conditions de ressources, à demander dès ce mois de mai sur impots.gouv.fr.
  • Le forfait mobilités durables et la prise en charge des abonnements de transports collectifs à hauteur de 75% (limite de 104,04 €/mois).

Nous serons vigilants quant à la mise en œuvre concrète et rapide de ces mesures au sein de nos services nantais. Votre pouvoir d’achat et vos conditions de travail sont notre priorité !

Campagne d’évaluation 2026 : reprenez le pouvoir sur votre entretien professionnel !

12 mai 2026

La campagne d’évaluation annuelle 2026 est désormais ouverte via la nouvelle interface DiploRH (portail ELISE). Si cette période est souvent vécue comme une contrainte administrative, la CFDT-MAE souhaite rappeler qu’il s’agit avant tout d’un rendez-vous démocratique essentiel (votre voix compte !) dans la vie d’un agent.

Un impact concret sur votre carrière

Au-delà du dialogue, cet entretien a des conséquences directes :

  • sur le plan indemnitaire : il conditionne l’attribution du CIA (pour les titulaires) et du bonus (pour les contractuels en administration centrale) et constitue le levier principal de réexamen de l’IFSE (IFSE + CIA = RIFSEEP).
  • pour votre carrière : c’est le socle de votre mobilité, de vos promotions et de votre accès à la formation.

L’entretien professionnel : un droit, pas une option

Beaucoup d’entre vous abordent ce moment avec appréhension ou lassitude. Pourtant, l’entretien professionnel n’est pas une faveur accordée par la hiérarchie, c’est une obligation statutaire qui constitue un droit protecteur pour l’agent.

Le saviez-vous ? L’obligation de l’entretien professionnel pour les fonctionnaires de l’État est régie par le décret n°2010-888 du 28 juillet 2010. Ce texte prévoit que chaque agent doit bénéficier d’un moment d’échange dédié pour faire le bilan de l’année écoulée.

Un espace de co-construction et de respect

L’entretien ne doit pas être un monologue descendant, c’est un moment d’échange privilégié visant à co-construire une relation de travail saine. Pour ce faire, deux piliers sont indispensables :

  1. Le principe du contradictoire : vous avez le droit d’exprimer votre désaccord sur les appréciations portées. Le compte-rendu doit refléter la teneur des échanges, et vous disposez de voies de recours si nécessaire.
  2. Le dialogue sincère : il s’agit de fixer ensemble des objectifs réalistes et de discuter des moyens (formation, organisation) pour les atteindre.

Sortir de la culture des « bons points »

La CFDT-MAE constate trop souvent que les évaluateurs eux-mêmes méconnaissent le sens profond de cet exercice : l’évaluation n’est pas une distribution de « bons ou mauvais points ».

Le rôle d’un chef de service est d’utiliser cet outil pour :

  • Accompagner la progression : identifier des indicateurs de direction clairs pour aider l’agent à améliorer sa manière de servir.
  • Valoriser les talents : déceler et exploiter toutes les ressources et aptitudes individuelles au profit du collectif. Un service ne progresse que si les talents de chacun sont reconnus et mis au service de la direction.

Préparez-vous

Ne restez pas seuls face à DiploRH, consultez les ressources disponibles sur Diplonet :

  • Informations générales
  • Guides et modes opératoires

L’engagement de la CFDT-MAE : veiller à ce que chaque agent soit évalué dans un cadre respectueux, transparent et équitable.

Nous sommes à vos côtés pour vous écouter, vous informer et vous accompagner.

PSC/MGEN : La CFDT-MAE et 6 autres syndicats exigent des améliorations concrètes et rapides !

23 avril 2026

Nous, agentes et agents du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger relevant du dispositif de protection sociale complémentaire (PSC), en poste à l’étranger comme en administration centrale, en avons assez : la réforme de la PSC était censée constituer une amélioration par rapport au système antérieur. Or force est de constater que la qualité du service s’est fortement dégradée.

Depuis la mise en place du nouveau dispositif de protection sociale complémentaire, nous rencontrons des difficultés importantes dans le traitement de nos demandes de remboursement de soins de santé auprès de la MGEN.

Les remontées sont nombreuses et convergentes :

  • des restes à charge de 10% très élevés dans certaines situations, notamment en cas d’hospitalisation ou de maternité à l’étranger, qui représentent parfois plusieurs milliers, voire dizaines de milliers d’euros. Certains agents indiquent reporter ou renoncer à des projets de parentalité ;
  • des délais de remboursement anormalement longs, en particulier à l’étranger, souvent supérieurs à plusieurs mois, avec pour conséquences des situations individuelles critiques ;
  • des contraintes techniques et administratives inadaptées aux réalités des postes à l’étranger (limitations dans le dépôt des demandes, complexité des pièces justificatives, multiplicité des interfaces…), qui compliquent les remboursements et nous placent dans des situations financières difficiles ;
  • des difficultés d’affiliation des ayants droit, ainsi que des problèmes récurrents de non-reconnaissance de la carte vitale et d’accès au tiers-payant ;
  • des difficultés à joindre les services compétents et à obtenir un suivi effectif des dossiers ;
  • un manque de visibilité sur l’état d’avancement des demandes, nous obligeant à multiplier les relances ;

Ces dysfonctionnements suscitent de fortes inquiétudes et nous mettent en difficulté, nous et nos familles. Ils sont d’autant plus graves que nous exerçons nos missions dans des pays aux contextes sécuritaires et sanitaires parfois dégradés, voire en situation de conflit, ou encore où l’accès aux soins est limité et les coûts médicaux particulièrement élevés. 

Le dispositif PSC étant obligatoire pour nous depuis le 1er janvier 2026, il implique en contrepartie un niveau de service conforme aux engagements contractuels. Nous devons nous rendre à l’évidence : ce niveau de service n’est pas aujourd’hui au rendez-vous. Nous rappelons que la mise en œuvre de la PSC engage à la fois l’opérateur MGEN et l’État employeur. 

En conséquence, nous demandons avec la plus grande force :

  • une révision du contrat sur la question du reste à charge de 10% du panier étranger en cas d’hospitalisation, de maternité et de situations médicales lourdes, afin de rétablir une prise en charge intégrale comme c’était le cas auparavant, sans surcoût pour les agents. Cette prise en charge intégrale doit être appliquée de manière rétroactive aux situations intervenues depuis le 1er janvier 2026 ; 
  • la réduction rapide et significative des délais de remboursement ;
  • la sécurisation des situations les plus sensibles (hospitalisations, maternité, situations d’urgence), notamment en limitant les avances de frais, et en prévoyant leur suppression en cas d’accident du travail ;
  • la mise en place de modalités de traitement adaptées aux spécificités des agents à l’étranger (souplesse dans les dépôts, simplification des exigences administratives, amélioration des outils numériques) ;
  • le renforcement des dispositifs de contact, incluant la mise en place d’interlocuteurs clairement identifiés, accessibles par téléphone et par messagerie et formés aux spécificités de nos conditions d’exercice, en capacité de traiter effectivement et efficacement les dossiers, avec des circuits dédiés pour les agents en France et pour ceux en poste à l’étranger ;
  • la simplification des procédures de remboursement et une clarification des circuits entre les différents acteurs, afin de mettre fin aux situations de réponses contradictoires et aux renvois entre services, qui placent les agents dans des impasses administratives kafkaïennes ;
  • la mise en place d’un suivi transparent des demandes, permettant aux agents de connaître l’état d’avancement de leurs remboursements ;
  • la mise à disposition d’une information claire, accessible et opérationnelle sur les démarches à effectuer, incluant des guides pratiques adaptés aux différentes situations (France/étranger), afin de permettre aux agents de comprendre et suivre simplement leurs demandes ;
  • enfin, l’organisation, dans les meilleurs délais, d’une réunion avec la MGEN, le ministère et les organisations syndicales représentatives, afin de présenter un plan d’action correctif concret, chiffré et suivi dans le temps.

Dans l’attente d’améliorations concrètes et rapides, nous exprimons collectivement notre mécontentement profond et notre lassitude face à une situation qui dure et appelons à des mesures immédiates. 

Signez la pétition pour faire entendre votre voix et obtenir des mesures concrètes ! (*)

(*) vous êtes déjà 1 800 agents à avoir signé cette pétition et nous vous en remercions.

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Marylise Léon présente la CFDT

https://youtu.be/mLU9Wqmyico

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Face à la flambée des carburants, la CFDT-MAE agit !

La CFDT-MAE rencontre la direction de la MGEN pour solutionner les difficultés de remboursement des agents

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Enquête de la CFDT sur les conditions de travail à La Courneuve : en dépit de certains atouts du site, de gros points noirs sont à traiter !

Création de la nouvelle section syndicale CFDT de Turquie – 5 février 2026

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