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Majorations familiales et supplément familial : la CFDT-MAE demande enfin des avancées !

21 juillet 2025

Les majorations familiales (MF) et le supplément familial (SF) constituent des points d’attention cruciaux pour la CFDT-MAE puisque ces deux dispositifs sont au cœur des préoccupations des collègues s’expatriant en famille. Dans ce cadre, à la suite de son intervention au CSAM de mai dernier, notre expert passe en revue ces deux avantages familiaux versés à l’étranger :

  • Les majorations familiales

Présentation du dispositif actuel

L’article 8 du Décret n°67-290 du 28 mars 1967 modifié précise les conditions d’attribution et le mode de calcul des majorations familiales qui peuvent être décomposées en deux parties distinctes :

1) Les frais de scolarité, qui comprennent le remboursement lissé sur 3 ans des droits de première inscription ainsi que le remboursement lissé sur 1 an des droits d’inscription annuelle et enfin le remboursement lissé sur 1 an des frais d’écolage, d’une part ;

2) Le forfait de 60 € mensuel par enfant, d’autre part, qui est présenté comme le pendant des prestations familiales servies en France.

Dans ce cadre, il est important de noter que :

  • le montant des majorations familiales ou « majo » dépend de l’âge de l’enfant (le système actuel définit trois tranches d’âge : de 0 à 9 ans, de 10 à 15 ans et plus de 15 ans) et d’un barème des tarifs AEFE fixé par pays ou par localité (lorsqu’il n’y a pas d’établissement du réseau AEFE, le poste désigne un établissement dit « de référence ») ;
  • pour l’administration, les majorations familiales n’ont pas vocation à couvrir les frais annexes comme les activités parascolaires, la cantine, les transports, les frais de garde, etc.

Un remboursement problématique des droits de première inscription

Les droits de première inscription peuvent être très importants dans certains pays (ils s’élèvent par exemple à 9 000 US$ pour un enfant scolarisé au collège de l’école française internationale de Panama). Les pays concernés sont donc peu attractifs pour les familles, et les agents sont, de fait, dissuadés de demander une affectation dans des postes où les frais à avancer sont conséquents.

En outre, le remboursement étant lissé sur 3 ans, les agents contraints de quitter le poste après une ou deux années, pour des raisons de santé, de problèmes familiaux ou bien encore à cause de la fermeture d’un poste, se retrouvent pénalisés puisque les frais engagés ne seront jamais intégralement remboursés. Il en va de même pour certains missionnaires (gardes de sécurité par exemple) dont les affectations durent 2 ans.

La CFDT-MAE demande un premier versement forfaitaire de 80% pour les droits de 1ère inscription

Pour un fonctionnement plus équitable, la CFDT-MAE demande que l’administration rembourse les droits de première inscription sur le modèle de l’indemnité de changement de résidence (ICR), soit un premier versement à hauteur de 80% puis un second de 20%.

Le premier versement de 80 % pourrait être, par exemple, réalisé sur une base déclarative des agents du montant des frais de première inscription réclamé par l’établissement, avant leur arrivée en poste. Le second versement de 20 % serait conditionné à la production d’un justificatif d’inscription dans un établissement scolaire. Cette formule plus juste et plus souple permettrait de rehausser l’attractivité des postes dans lesquels les frais scolaires de première inscription sont élevés.

Nos autres revendications en matière de majorations familiales

La CFDT-MAE revendique, depuis plusieurs années, que les majorations familiales soient exclues de l’assiette de calcul des retenues logement pour les agents logés par l’État et que le découpage des majorations familiales se fasse a minima en quatre groupes, afin que la petite enfance soit prise en compte de manière séparée.

  • Le supplément familial

C’est l’article 7 du Décret 67-290 du 28 mars 1967 modifié qui définit les modalités du supplément familial.

La situation actuelle

Le supplément familial correspond à un versement mensuel égal à 10 % de l’indemnité de résidence à l’étranger (IRE). Il est versé à l’agent, pacsé ou marié, dont le partenaire/conjoint n’exerce pas d’activité rémunérée ou exerce une activité pour laquelle la rémunération brute totale annuelle est inférieure ou égale à 18 667,19€ au 1er janvier 2024. Le supplément familial est également attribué à l’agent célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps ayant au moins un enfant à charge.

Ainsi, plus le montant du groupe d’IRE perçu est élevé et plus le montant du supplément familial augmente mécaniquement ce qui engendre des inégalités entre les agents, en fonction de leur grade voire de leur échelon et de l’emploi de vocation occupé.

Pour rappel, avant que la CFDT-MAE n’obtienne en 2002 le passage à un taux unique, il en allait de même pour les majorations familiales qui étaient liées à la catégorie des agents. C’est ainsi qu’aujourd’hui, pour une même affectation, les majorations familiales sont les mêmes pour tous les agents et dépendent uniquement de la composition familiale.

Uniformiser le supplément familial pour les agents de toutes catégories

Il convient de souligner que la composition familiale n’est pas prise en compte dans le calcul de l’IRE. Or celle-ci a pourtant un impact indéniable sur le coût de l’expatriation (le logement coûte plus cher avec des enfants par exemple). Pour la CFDT-MAE, il est donc indispensable que le supplément familial varie selon la composition familiale et non pas selon la catégorie et le grade comme c’est le cas actuellement. La CFDT-MAE demande donc que l’administration modifie ce dispositif injuste et uniformise le supplément familial, pour tous les agents quelle que soit la catégorie à laquelle ils appartiennent, en l’adossant à un groupe unique d’IRE.

* * *

Le système actuel de versement et de prise en compte des majorations familiales (MF) ainsi que les modalités d’attribution du supplément familial (SF) induisent des biais et des inégalités parmi les agents expatriés. C’est la raison pour laquelle la CFDT-MAE revendique avec force auprès de l’administration, pour toutes les catégories d’agents, des avancées sur ces deux thématiques essentielles pour une expatriation réussie en famille.

De plus en plus d’adhérentes et d’adhérents rejoignent la CFDT – Communiqué de presse du 22 mai 2025

15 juillet 2025

Par communiqué de presse, du 22 mai 2025, la confédération française démocratique du travail (CFDT), première organisation syndicale de France, a annoncé officiellement une nouvelle hausse du nombre de ses adhérents ; une progression transparente formellement certifiée par les commissaires aux comptes.

Ainsi, au 31 décembre 2024, la CFDT comptait 640 631 adhérents – dont 52 % de femmes et 48 % d’hommes – soit 6 353 adhérentes et adhérents de plus qu’en 2023, ce qui représente une augmentation de +1 % par rapport à l’année précédente.

Il s’agit en fait de la deuxième hausse consécutive après celle de l’année 2023 marquée par un vif regain d’intérêt des salariés et des agents de la fonction publique pour le syndicalisme.

Cette dynamique confirme la confiance des travailleurs et des agents publics dans la CFDT. Un syndicat de proximité qui est à leur écoute et les accompagne au plus près dans leurs revendications et leurs actions.

Une CFDT autonome, au service de ses adhérentes et de ses adhérents, forte de ses nombreuses équipes militantes dans les entreprises et les administrations, qui prône et développe un syndicalisme réformiste résolument ancré dans son époque.

Thèmes : adhérents, CFDT

Création d’une nouvelle section syndicale CFDT à Oran – 3 juillet 2025

11 juillet 2025

Les adhérents de la CFDT-MAE à Oran se sont réunis, le 3 juillet dernier à 12h30, pour tenir leur assemblée générale consacrée à la création de leur section syndicale et élire les nouveaux membres du bureau.

Ont été désignés à l’unanimité par les adhérents :

  • Secrétaire de section : Mme Douriya BOUDJELLAL ;
  • Secrétaire adjointe : Mme Nawal MEDJDOUB ;
  • Trésorière : Mme Fatima Zohra BRAHIMI ;
  • Trésorier adjoint : M. Khalil GHEMRI ;
  • Chargé de communication : M. Malik ALLAL.

Félicitations à nos cinq nouvelles et nouveaux élus !

Le syndicat CFDT-MAE leur souhaite beaucoup de succès revendicatifs et apporte tout son soutien à cette nouvelle section qui permettra d’améliorer les conditions de travail et de rémunération de l’ensemble des personnels du consulat général de France à Oran.

Thèmes : ADL, agents de l'état, agents publics, Recrutés locaux, Section syndicale

57ème congrès de la CFDT Île-de-France : félicitations à la nouvelle secrétaire générale !

4 juillet 2025

450 participants et 78 syndicats, dont une délégation de la CFDT-MAE, se sont rassemblés du 11 au 13 juin derniers à Dammarie-lès-Lys, en Seine-et-Marne (77) afin de participer au 57ème congrès de l’Union régionale interprofessionnelle (URI) d’Île-de-France.

Un temps fort pour la vie démocratique régionale

Cet événement fort de la vie démocratique syndicale francilienne a été le cadre d’échanges constructifs sur la mandature passée et à venir et a permis de débattre et de proposer des pistes de réflexion sur de très nombreuses thématiques du rapport d’activité 2021-2025 et de la résolution d’orientation 2025-2029 (transition écologique, transport, logement, service public de proximité, retraite…)

La nouvelle équipe régionale pleinement mobilisée

Outre cette nouvelle feuille de route, le congrès aura été l’occasion d’élire les membres du nouveau bureau régional, chargé de la mise en œuvre des orientations adoptées par le congrès, et parmi eux la nouvelle secrétaire générale, Badiaa Souidi.

La CFDT-MAE félicite la nouvelle secrétaire générale pour son élection ainsi que l’ensemble des membres du secrétariat régional et leur souhaite tout le succès possible au cours de cette nouvelle mandature !

Coup de chapeau au secrétaire général sortant

Le congrès s’est clôturé par un hommage et des remerciements appuyés à Diego Melchior, qui ne se représentait pas, pour tout le travail effectué depuis ces 12 dernières années, d’abord en tant que secrétaire régional puis secrétaire général adjoint et enfin à la tête de l’URI Île-de-France.

Agents de droit local : un bilan plus que mitigé au dernier comité social d’administration ministériel !

30 juin 2025

Lors du dernier comité social d’administration ministériel (CSAM des 27 et 28 mai 2025), la CFDT-MAE a notamment revendiqué pour les collègues recrutés locaux :

  • la revalorisation du cadre salarial en Egypte ;
  • de véritables mesures d’accompagnement à la suite de la fermeture programmée des services des visas des consulats à Wuhan, Shenyang et Chengdu ;
  • de vraies avancées dans le cadre du groupe de travail consacré aux ADL ;
  • la mise à disposition urgente d’outils de mobilité pérennes et sécurisés à l’étranger.

En outre, les expertes et experts de la CFDT-MAE ont également soulevé les points suivants :

Protection sociale : vers un socle commun minimal

La CFDT-MAE a salué les avancées notables obtenues dans plusieurs postes grâce au groupe de travail sur la protection sociale : des dispositifs de retraite plus avantageux que l’ancienne IFF (indemnités de fin de fonctions) ont par exemple été mis en place au Cameroun ou encore en Égypte. Notre expert a néanmoins insisté sur la nécessaire mise en place d’un socle commun minimal de droits sociaux pour tous les ADL, au-delà des seules obligations légales locales. Nous demandons en effet la création d’un cadre de base, qui serait, par la suite, amélioré en fonction des réalités de chaque poste. Cette protection de base inclurait notamment, dans les contrats d’assurance santé souscrits, les ayants droit des agents de droit local.

Inclusion des agents recrutés locaux dans l’annuaire Diplonet

Depuis de nombreuses années, la CFDT-MAE demande que tous les recrutés locaux, y compris ceux des établissements à autonomie financière puissent figurer dans l’annuaire Diplonet et dans les organigrammes des postes.

Si pour la DSD, cela n’est envisageable, dans Diplonet, qu’au « cas par cas » et à la demande des chef(fe)s de Poste afin de tenir compte des conditions locales de sécurité, il serait néanmoins possible d’insérer un lien vers un organigramme réalisé et mis à jour par les postes. Cette option permettrait d’intégrer l’ensemble de nos collègues recrutés locaux ainsi que de suivre les préconisations du service de sécurité diplomatique en ne publiant que des données validées par les chef(fe)s de Poste.

Capacité de supervision de la DGM

La DGM a-t-elle la capacité matérielle de superviser l’ensemble de notre réseau culturel à l’étranger ? Les remontées du terrain que nous recevons — via nos échanges réguliers avec nos représentants du personnel, nos collègues et lors de nos missions — suggèrent que la vision de la DGM reste très partielle, notamment concernant la situation des ADL. Les informations remontées à la DGM, par les COCAC principalement, ne permettent pas à l’administration d’apprécier les différentes problématiques auxquelles sont confrontées les personnels recrutés localement,  ce qui limite considérablement son action. A cet égard, la CFDT-MAE réitère les demandes suivantes :

  • il est impératif de poursuivre un suivi rigoureux des postes, dans le cadre des instances de dialogue social ministérielles, conformément à ce que la CFDT a revendiqué à la formation spécialisée ministérielle (FS-M) ;
  • la mise en place d’une gestion unifiée des agents de droit local est indispensable pour garantir une vision complète, juste et cohérente de leur situation, et ce, quelle que soit leur structure d’affectation — ambassade, consulat ou EAF.


Désignation d’un « référent fiscal ADL » au MEAE

La France a conclu des conventions fiscales bilatérales avec de nombreux pays. Ces conventions, concernant les ADL (de toutes nationalités) qui travaillent dans les postes à l’étranger, ne sont pas toujours favorables à nos collègues recrutés locaux ; c’est la raison pour laquelle la CFDT-MAE souhaiterait que l’administration désigne, en son sein, un référent fiscalité pour les ADL. Ce référent permettrait de faire le lien entre notre administration et la direction générale des Finances publiques (DGFiP) ainsi que de préserver les intérêts de nos collègues.

Il importe à la CFDT-MAE que les conditions de travail de nos collègues ADL et les outils mis à leur disposition leur permettent de remplir effectivement les tâches qui leur sont confiées. En outre, nous exigeons depuis de nombreuses années que l’administration garantisse à tous les agents recrutés locaux un seuil minimal et équitable en matière de formation, de rémunération, de parcours professionnel et de protection sociale et de retraite. La CFDT-MAE ne baissera pas les bras et continuera de porter avec force et conviction les revendications qui sont les siennes depuis bien des années.

La CFDT-MAE demande la convergence des primes IFSE pour les agents de catégories A, B et C exerçant les mêmes fonctions

26 juin 2025

Dans le cadre de l’agenda de transformation du Ministère, la CFDT-MAE, jamais à court d’idées pour faire avancer les droits des agents du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, demande à l’administration qu’un nouveau chantier prioritaire soit mis en route en matière de rémunération à l’administration centrale.

  • Faire converger les primes mensuelles des agents exerçant des fonctions identiques ou similaires

Au-delà de mesures catégorielles toujours bienvenues mais qui ne profitent par définition qu’à certains, la CFDT-MAE revendique la mise en place d’une véritable réflexion globale sur l’ensemble des postes de travail du Département par la DRH, à Paris comme à Nantes, qui permette, à fonctions égales, de faire converger le montant des primes mensuelles IFSE perçues par les agents et ce, quelle que soit la catégorie à laquelle ils appartiennent.

Des écarts de prime injustifiés

En effet, la CFDT-MAE constate régulièrement des écarts importants de rémunération indemnitaire entre les agents exerçant des fonctions identiques ou similaires, sans autre réelle justification que le grade qu’ils possèdent. Pourtant, ces collègues effectuent le même travail et sont soumis, bien souvent, aux mêmes sujétions.

Cartographie des postes de travail (PDT)

Or selon nous, la cartographie des postes de travail des agents en administration centrale devrait, en principe, être établie selon la nature des fonctions, des sujétions et du degré d’expertise rattachés aux emplois ou aux familles d’emploi exercés et non pas en croisant les seuls critères budgétaire et catégoriel.

  • Un enjeu majeur pour les collègues affectés à la Centrale

Il s’agit bien là d’un enjeu majeur pour les personnels et d’un défi d’ampleur pour la DRH qui doit permettre de remédier aux différences constatées :

  1. entre les agents A et les agents A+ occupant des mêmes emplois de rédacteur, de chargé de mission, de chef de pôle/de bureau/de mission, d’adjoint au sous-directeur et de délégué adjoint…) ;
  2. entre les agents B et les agents A affectés sur des mêmes postes de rédacteur, de chargé de mission, de chef de bureau/de pôle/de secteur, d’adjoint au chef de bureau…) ;
  3. et entre les agents C et les agents B occupant des mêmes emplois de gestionnaire, de webmestre, de chef de secteur et d’adjoint au chef de secteur/de section/de pôle…)

Ces emplois sont occupés principalement par des administrateurs de l’État et des CAE/MP (agents A+), des secrétaires des affaires étrangères, des traducteurs et des attachés des systèmes d’information et de communication (catégorie A), des secrétaires de chancellerie et des secrétaires des systèmes d’information et de communication (catégorie B) ainsi que par des adjoints de chancellerie (catégorie C).

  • Le fossé entre catégories d’agents s’est creusé depuis 2016

Bien entendu, il n’est pas question pour notre syndicat de remettre en cause le régime indemnitaire actuel de telle ou telle catégorie d’agents du Ministère, qu’il convient notamment de maintenir corrélé avec le degré d’exposition hiérarchique et les responsabilités exercées, mais bien de signaler avec force à l’administration l’écart grandissant qui s’est creusé entre les catégories d’agents pour l’attribution des primes mensuelles IFSE.

Un décrochage qui s’est accentué entre les collègues A et A+

Aujourd’hui, en catégorie A, l’écart de primes entre un rédacteur politique secrétaire des affaires étrangères (SAE) et un rédacteur politique administrateur de l’État du 1er grade (AE) en début de carrière, affectés sur un même poste de travail classé au groupe 4 d’IFSE (le moins rémunérateur), atteint 1 270 euros bruts par mois ce qui représente la somme de 15 240 euros par an ! Cette différence de rémunération défavorable aux SAE a donc plus que doublé en 8 ans puisqu’elle n’était que de 555 euros en 2016 entre la rémunération indemnitaire d’un SAE et celle d’un conseiller des affaires étrangères (CAE).

La même situation, pour un poste de travail classé en groupe 2 d’IFSE tel que celui de chargé de mission, est encore plus significative avec un écart de départ en 2016 de 825 euros mensuels bruts entre un SAE et un CAE ; un montant qui a été porté depuis 2024 à 1 570 euros entre un secrétaire des affaires étrangères et un administrateur de l’État !

Ainsi, d’une manière générale, les administrateurs de l’État en début de carrière, quel que soit le groupe dans lequel est classé leur poste de travail, bénéficient aujourd’hui d’une IFSE rehaussée d’au moins 50% en moyenne par rapport à celle que percevaient leurs homologues CAE en 2016.

Ces augmentations sont de loin supérieures à celles dont ont pu bénéficier les agents des autres catégories d’agents durant le même période et contredit, quelque peu, la volonté affichée de l’administration de vouloir atténuer les disparités entre catégories d’agents.

Durant la même période, les écarts comparatifs entre les agents des catégories A, B et C se sont renforcés

Ainsi, l’écart qui existait de 400 euros environ entre un secrétaire de chancellerie du grade de base et un secrétaire des affaires étrangères, en début de carrière, affectés sur un emploi de rédacteur budgétaire ou thématique s’est encore renforcé de près de 25% entre 2016 et 2024 pour un montant d’environ 100 euros en moyenne.

Ce décalage ne fait que s’agrandir pour les agents plus expérimentés. Ainsi, un secrétaire de chancellerie de classe supérieure affecté sur un emploi de chef de bureau ou de chef de secteur, classé au groupe 2 d’IFSE (le groupe intermédiaire), percevait-il une prime d’un montant de 1 030 € en 2016 et de 1 370 euros en 2024. Durant la même période, un secrétaire des affaires étrangères principal, dont le PDT était classé en groupe 3 d’IFSE (le groupe juste au-dessus du groupe le moins rémunérateur), sur un même type d’emploi de chef de bureau ou de secteur que son collègue B, voyait ce montant porter de 1 600 à 1 995 euros, faisant passer la différence de primes mensuelles brutes perçues par les deux agents de 570 à 625 euros, ce qui représente une somme de +55 euros, soit plus de 9% de hausse.

De même, la différence de 200 à 250 euros environ qui était relevée en 2016 entre un adjoint de chancellerie de 1ère classe (reclassé en adjoint principal de 2ème classe de chancellerie après la réforme PPCR de 2017), en début de carrière, occupant un emploi de gestionnaire et son alter ego secrétaire de chancellerie de classe normale a encore augmenté de +1% entre les groupes les plus bas de prime des deux catégories d’agents et de +7% entre les deux groupes immédiatement supérieurs.

Et si l’on compare la situation d’un adjoint principal de 2ème classe de chancellerie avant la réforme PPCR, occupant un emploi de gestionnaire du groupe 1 ou 2, avec celle d’un secrétaire de chancellerie de classe normale, en début de carrière, dont l’emploi est classé en groupe 3 (le moins rémunérateur) ou le groupe 2 (le groupe intermédiaire), le différentiel a encore grandi de quelques dizaines d’euros en 2024, ce qui représente une hausse non négligeable respectivement de 14% et 17% en 8 ans.

* * *

La CFDT-MAE invite donc l’administration, compte tenu de ce bilan particulièrement révélateur, à mettre en place avec les organisations syndicales représentatives, dès la rentrée 2025, un groupe de travail interne au MEAE pour faire disparaître les écarts de rémunération injustifiés entre catégories de personnels.

La CFDT-MAE, sensible à cette iniquité de traitement, est pleinement mobilisée pour mettre un terme à ces disparités, en particulier lorsque les agents exercent les mêmes fonctions et sont soumis aux mêmes sujétions et ce, quels que soient leur grade et la filière de leur corps d’appartenance (généraliste ou technique).

Thèmes : Administration centrale, agents titulaires, Primes, Rémunération

Quelles sont les avancées pour nos collègues contractuels de droit public ?

20 juin 2025

La CFDT-MAE souhaite revenir sur l’intervention de son experte au dernier comité social d’administration ministériel (CSAM) des 27 et 28 mai 2025 pour appeler à nouveau l’attention de l’administration sur le niveau de rémunération de nos collègues contractuels CDI/CDD en poste au sein du réseau diplomatique et consulaire.

Le traitement injuste de nos collègues contractuels

En effet, la CFDT-MAE revendique depuis de très nombreuses années un traitement juste de nos collègues contractuels de droit public, qu’ils bénéficient d’un contrat à durée indéterminée (CDI) ou à durée déterminée (CDD).

  • Les contractuels de droit public ne perçoivent pas la même indemnité de résidence à l’étranger (IRE) que leurs collègues titulaires

En effet, à fonctions et responsabilités égales exercées au sein des ambassades et des consulats, les contractuels de droit public ne sont pas placés sur le même groupe d’indemnité de résidence à l’étranger (IRE) que leurs collègues titulaires.

Ces différences de niveau de rémunération, pour assurer le même travail et les mêmes tâches, génèrent une légitime incompréhension des agents CDD et CDI de droit public ainsi qu’un sentiment d’injustice contraire à l’engagement et à la motivation de ces personnels.

  • Quelles avancées depuis le CSAM de décembre 2024 ?

Ainsi, lors du CSAM des 12 et 13 décembre 2024, en réponse à notre intervention, l’administration avait-elle indiqué être consciente de la problématique et qu’elle travaillait, malgré un contexte budgétaire compliqué et les obstacles rencontrés pour la publication d’un nouveau texte réglementaire interministériel, à un projet de convergence des rémunérations entre agents expatriés titulaires et contractuels CDD/CDI.

  • Une revendication forte de notre organisation syndicale

C’est la raison pour laquelle notre experte a rappelé à la haute hiérarchie présente en séance sa revendication de revalorisation des groupes d’IRE octroyés aux agents contractuels en poste au sein du réseau diplomatique et consulaire et a demandé des précisions quant aux avancées obtenues en ce domaine depuis le précédent comité social d’administration ministériel qui s’était réuni en décembre 2024.

* * *

Malgré les réticences et les atermoiements auxquels elle doit faire face, la CFDT-MAE n’abandonne pas et revendique plus que jamais la nécessaire réforme des groupes d’IRE accordés aux collègues contractuels en CDI/CDD affectés sur des fonctions diplomatiques ou consulaires à l’étranger.

Thèmes : Agent contractuel, CSAM, Dialogue social, IRE, Postes à l'étranger, Rémunération, réseau culturel

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Marylise Léon présente la CFDT

https://youtu.be/mLU9Wqmyico

NOS 5 PRECEDENTS ARTICLES

Appel à candidatures pour le Congrès de la CFDT-MAE – du 2 au 4 juin 2026 à Nantes

Promotions et affectations : valeur professionnelle et égalité de traitement sont au programme de la CFDT ! (CSAM du 11/12/2025)

Le nouvel exercice commun « coût-vie et révision du cadre salarial » est-il réellement transparent ? CSAM du 11 décembre 2025

La CFDT réaffirme la nécessité d’instaurer un socle de droits sociaux communs pour tous les ADL – CSAM du 11 décembre 2025

Attribution de la NBI aux agents de catégorie C de France Consulaire : la CFDT-MAE se félicite d’avoir été entendue par l’administration !

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