A la suite de l'article paru dans "Le temps" du 4 février 2010 dans lequel l'administration remet gravement en cause le droit fondamental de faire grève, la CFDT-MAE a adressé le communiqué suivant à l'agence France Presse :
"La CFDT du ministère des affaires étrangères soutient totalement le mouvement de grève entamé lundi 1er février au consulat général de France à Alger par les agents français de droit local, mouvement que l'Ambassade de France a qualifié, dans le journal algérien "Le Temps", d"illégal. Le syndicat CFDT-MAE ne peut admettre une remise en cause du droit fondamental que constitue le droit de grève. Non seulement cette grève est légale, mais elle est justifiée.
En effet, l'ambassade de France ayant décidé de ne plus verser leurs salaires en Euros mais en Dinars algériens non-convertibles, les agents concernés ne seront plus en mesure d'honorer leurs engagements financiers en France (frais de scolarité des enfants, impôts, logement…). Le secrétaire général de la CFDT-MAE a adressé le 26 janvier une lettre au ministre Bernard Kouchner (lire le courrier) lui demandant de donner les instructions nécessaires à ses services pour que l'Ambassade de France respecte les contrats qu'elle a passés avec ses agents. En communiquant largement sur un conflit franco-français dans les médias algériens, l'Ambassade fait-elle le choix du pourrissement de la situation ? En stigmatisant ainsi les grévistes, l'Ambassade mesure-t-elle les risques qu'elle leur fait encourir ?"






