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Concours de SAE : pour la CFDT-MAE, il est grand temps de remplacer l’épreuve de QCM ! (CSAM du 11 décembre 2025)

8 janvier 2026

L’experte de la CFDT-MAE est intervenue au CSAM, le 11 décembre dernier, au point d’étape de la mise en place des concours réformés et plus particulièrement sur le nouveau concours de recrutement des secrétaires des affaires étrangères (SAE).

Un nouveau format plus professionnel

Si notre syndicat a validé, d’une manière générale, le nouveau format du concours interne de SAE, dont les épreuves apparaissent effectivement plus professionnelles et bien adaptées à la stratégie de recrutement de la DRH, cette appréciation positive souffre d’une exception avec l’épreuve de questions à choix multiple (QCM).

Un questionnaire à choix multiple (QCM) inadapté…

En effet, notre experte avait déjà alerté l’administration, lors du comité social d’administration ministériel de mai 2025, sur le caractère inadapté de cette épreuve à pouvoir sélectionner des futurs secrétaires des affaires étrangères. A titre d’illustration, nous avions alors proposé aux participants du CSAM de faire ensemble un petit QCM afin de mettre en exergue le décalage de cette épreuve avec les fonctions réellement exercées par un diplomate du MEAE. L’intervention de la CFDT-MAE, qui aurait pu permettre de rectifier le tir pendant la phase de préparation du concours, n’a malheureusement pas été prise en compte par l’administration et cette épreuve a été mise en place à la fin du mois de novembre.

…et peu pertinent pour évaluer un futur cadre A du Département

Notre organisation continue à penser que cette épreuve – qui concrètement suppose d’apprendre par cœur l’intégralité des pages du site de France Diplomatie – n’est pas appropriée pour des agents qui passent le concours en interne et sont déjà engagés dans la vie professionnelle et peu pertinente au regard des postes qui seront ensuite occupés par les lauréats de ce concours (rédacteur politique par exemple).

L’épreuve des questions à réponse courte (QRC)

Après avoir interrogé nombre de candidats – qui ont tous déploré le fait que cette épreuve de QCM était à la fois la plus exigeante en termes de préparation et en même temps la plus éloignée d’une véritable pratique professionnelle – la CFDT-MAE suggère à la Direction des ressources humaines de réorienter cette épreuve de la manière suivante :

  • Abandonner la partie de l’épreuve QCM et se concentrer uniquement sur la partie de l’épreuve intitulée questions à réponse courte (QRC). Cela pourrait se concrétiser, par exemple, par la hausse de deux à trois du nombre de questions à réponse courte proposées aux candidats. De fait, pour la CFDT-MAE, l’épreuve de QRC semble bien plus pertinente en ce sens que les réponses apportées aux questions permettent d’évaluer à la fois les connaissances des candidats relatives au MEAE, leurs aptitudes rédactionnelles et leur capacité de réflexion et de structuration de leur pensée ;
  • Changer de prestataire pour la préparation de cette épreuve : en effet, la préparation interne dispensée par le prestataire choisi par le Département (d’abord La revue d’études by Demos, qui a fait faillite en cours de route, puis Tremplin qui a pris le relais après deux mois de pause), n’était pas du tout adaptée, ni sur le fond, ni sur la forme, à la réalité de cette épreuve. Sur la forme en particulier, la préparation prévoyait une seule réponse possible parmi trois choix, avec un système de notation uniquement positif, alors que lors du concours il était possible de sélectionner de une à quatre réponses parmi les quatre options proposées, avec un système de notation incluant à la fois des points positifs et négatifs. C’est la raison pour laquelle beaucoup de candidats ont été déstabilisés le jour de l’épreuve, et obtiendront possiblement de mauvaises notes, en dépit du fait qu’ils aient suivi scrupuleusement la préparation au concours. Quel temps perdu pour eux, et quel argent gaspillé pour l’administration !

Enfin, la CFDT-MAE relève, à nouveau, que la préparation n’inclut toujours pas la deuxième langue étrangère obligatoire, y compris pour le cadre général (espagnol, allemand, italien, portugais), alors même qu’au concours cette épreuve est éliminatoire en-dessous d’une note obtenue de 10/20. De facto, cela constitue un gros manque dans la préparation du concours.

Thèmes : Catégorie A, concours interne, CSAM, Dialogue social, sae, secrétaire des Affaires étrangères

Harcèlement moral et management toxique : mais que fait la « cellule tolérance zéro » ? (CSAM du 11 décembre 2025)

8 janvier 2026

Sujet majeur pour la CFDT-MAE, notre experte est intervenue au CSAM, le 11 décembre dernier, pour réaffirmer l’importance cruciale du traitement de la question du harcèlement moral et du management toxique au sein de notre Ministère.

Des progrès notables mais toujours insuffisants

Certes, des progrès notables ont été réalisés par rapport à une époque, pas si éloignée que cela, où le phénomène n’était pas reconnu et où les agents victimes se retrouvaient désemparés et privés de soutien. A cet égard, la création de la Cellule Tolérance Zéro (CTZ) a constitué une étape importante pour la prise en compte de cette question et la CFDT salue naturellement le travail engagé ces dernières années par l’administration.

La prévention des dysfonctionnements managériaux et la protection des victimes doivent être renforcées

Notre organisation syndicale, qui recueille régulièrement de nombreux témoignages d’agents qui la saisissent pour dénoncer des situations de violence et de souffrance au travail, estime toutefois que nous sommes encore loin du compte en matière de prévention du harcèlement moral et du management toxique, ainsi que de protection effective des agents effectuant des signalements.

Trop de signalements sont classés sans suite voire se retournent contre les victimes

La conviction diffuse et largement partagée par les agents est que la probabilité d’avoir à subir une situation de management toxique voire harcelant est élevée au sein de notre administration et que la protection de la victime dans ce genre de situation est faible et inversement proportionnelle au pouvoir d’influence et à la capacité de nuisance de l’auteur ou de l’autrice des faits ou du harceleur ou de la harceleuse, en cas de possible qualification de harcèlement.

Dans un tel contexte, l’experte de la CFDT a tenu à rappeler les cinq revendications principales portées par notre organisation syndicale :

  • En matière de prévention des risques : si des formations sont effectivement proposées aux encadrants, la CFDT estime qu’il faut également inscrire au catalogue de la formation, ouverte à tous les agents, une session sur le thème : « Comment faire face à un management toxique ? ». S’il est en effet souhaitable que les agents sachent quoi faire pour requérir de l’aide (celle de la CTZ, de la DRH, des organisations syndicales…), une fois la situation dégradée, il est tout autant primordial qu’ils sachent comment agir et réagir, dès les premiers signes perceptibles, pour éviter de subir une situation de harcèlement ou de management toxique avec ses conséquences psychologiques et physiques inévitables. Or, il y a en la matière une série d’attitudes, de réactions, de bonnes pratiques à adopter qui ne s’improvise pas et qui permet, in fine, soit de rétablir une relation professionnelle apaisée, soit de préparer et d’anticiper une éventuelle saisine de la CTZ. Il est donc dans l’intérêt des agents, mais aussi des services pour leur bon fonctionnement, que tous soient formés à gérer et à faire face à ce genre de situations imprévues. La CFDT a déjà formulé cette revendication au dernier CSAC, qui a été incluse dans le tableau de suivi de cette instance, mais l’administration avait indiqué à cette occasion que « des choses se faisaient déjà en la matière », ce qui peut apparaître comme une façon détournée de surseoir à cette demande. La CFDT réitère aujourd’hui avec beaucoup d’insistance sa revendication d’un module spécifiquement consacré à cette question : elle considère d’ailleurs cela comme une avancée nécessaire pour la protection des agents ;
  • En matière de suivi des signalements : trop souvent, les agents se plaignent d’un manque d’information sur les suites données aux signalements effectués. La CFDT considère qu’un suivi plus transparent des saisines de la CTZ et/ou de la DRH doit en effet être réalisé. Elle soutient donc la création d’un poste de chargé de mission à la DRH, responsable du suivi des signalements CTZ, et chargé d’informer les agents quant aux suites données. A cet égard, la CFDT estime d’ailleurs que le rapport annuel de la CTZ devrait comporter un volet spécifique, alimenté par la DRH, sur les suites apportées par l’administration et détaillées par type de signalements (il ne s’agit naturellement pas de communiquer des informations individuelles) ;
  • En matière de sécurisation de la démarche : beaucoup d’agents pensent que s’ils effectuent un signalement, cela entraînera de facto des répercussions négatives pour la suite de leur carrière et/ou de leur affectation au sein du Département. Cette crainte, maintes fois exprimées, constitue d’ailleurs l’un des freins les plus puissants à la transmission de signalements auprès de la cellule tolérance zéro. La méfiance des agents contribue ainsi au pourrissement des situations de management toxique et de harcèlement, sources de nuisances en matière de santé des personnels et d’efficacité au travail. La CFDT milite donc pour que des garanties soient réellement données aux agents afin qu’ils ne subissent pas de telles conséquences : par exemple, le chargé de mission de la DRH, responsable du suivi des signalements, pourrait se voir confier le suivi de cette question, en lien avec la CTZ, et ce suivi pourrait également faire l’objet d’un point particulier dans le cadre du rapport annuel de la CTZ ;
  • En matière d’effectif dédié au dispositif : la CFDT estime, par ailleurs, que l’effectif actuel de deux agents affectés à la CTZ n’est pas suffisant pour pouvoir traiter, dans des conditions optimales, l’ensemble des saisines soumises à examen. Du reste, le nombre de signalements à étudier par la cellule pourrait être encore plus grand au vu des situations portées régulièrement à la connaissance de notre syndicat par les agents dont beaucoup craignent de passer à l’étape suivante du signalement et préfèrent rester anonymes ;
  • En matière de réelle indépendance de la cellule : enfin, les agents émettent souvent des doutes sur l’indépendance de la CTZ à l’égard de l’administration, la celule étant composée exclusivement d’agents du ministère (bien que le référent ou la référente de la cellule soit en général un(e) agent(e) en toute fin de carrière). La CFDT ne méconnaît pas l’utilité que les membres de la CTZ connaissent les métiers et les spécificités du MEAE, bien au contraire, cependant ces derniers font partie d’un ministère à l’effectif modeste où les personnels se connaissent et souvent se croisent. Par ailleurs, le travail de la cellule, dans les cas les plus graves, se concrétise par une simple alerte et un passage de relais à la DRH qui apprécie seule l’opportunité ou pas de continuer la démarche. Ainsi, il serait souhaitable, en attendant la poursuite de l’examen d’une externalisation complète de la CTZ préconisée par la CFDT-MAE, que celle-ci se voit renforcée par un expert extérieur afin de répondre aux légitimes questions sur son indépendance et sa réelle capacité à agir en interne.

Logiciels consulaires : les utilisateurs en poste vont-ils enfin être consultés avant leur déploiement ? (CSAM du 12 décembre 2025)

8 janvier 2026

Lors de la seconde journée du comité social d’administration ministériel de décembre dernier, la CFDT-MAE est intervenue sur l’évolution des applications consulaires présentée dans la note de travail transmise aux organisations syndicales.

Si notre syndicat s’est réjoui que des évolutions soient prévues pour les logiciels « Registre des Français de l’étranger » et « Phèdre » – informations d’ailleurs déjà annoncées au précédent CSAM – et désormais pour le logiciel « Greco », la CFDT-MAE constate néanmoins que peu de choses ont évolué dans un sens favorable depuis un an.

  • La CFDT-MAE redemande que les postes soient associés au cahier des charges et aux tests des logiciels avant leur déploiement

En effet, nous avions interrogé l’administration, lors du CSAM de décembre 2024, sur les modalités prévues pour ces évolutions, notamment sur leur contenu et la participation des postes au cahier des charges et aux tests des applications avant leur mise en production. Nous demandions également quels étaient les postes pilotes choisis et sur quelle période était prévue l’expérimentation.

  • Des problèmes récurrents concernant l’évolution des applications « métier » qui pénalisent grandement les services consulaires

Nous avions également souligné que les services consulaires étaient confrontés à des problèmes récurrents dus à l’évolution des applications « métier » telles que Troov, le Registre des Français, la caisse de chancellerie de Crocus, le traitement des passeports d’urgence dans TES, et à l’arrêt de la maintenance de certaines applications en cours de remplacement comme Grecoweb.

Silence radio de la DNUM et de la DFAE

Nous n’avions malheureusement reçu aucune réponse ni de la DNUM, ni de la DFAE, et un an après, nous pourrions refaire aujourd’hui la même intervention dans laquelle notre syndicat regrette globalement un manque de consultation et de participation des utilisateurs en poste sur le cahier des charges et les tests applicatifs et une carence en matière de formation et de documentation des logiciels et une absence de support en Centrale.

La mise en œuvre chaotique du logiciel Scolaide

Depuis le dernier CSAM, le logiciel Scolaide a été mis en place pour la gestion des bourses scolaires et les inquiétudes qu’il avait suscitées et que nous avions clairement exposées en décembre 2024 étaient pleinement justifiées :

  • Une mise en œuvre précipitée retardant le démarrage du recueil des dossiers pour la 1ère campagne du rythme nord et une absence de reprise de l’existant générant un gros travail supplémentaire pour les postes ;
  • Pas d’information précise auprès des agents, pas de formation, pas de documentation ;
  • De très nombreux dysfonctionnements qui n’ont pas permis aux familles de déposer leurs dossiers en ligne, et surtout ont provoqué de grandes difficultés de saisie des informations et de calcul des quotités pour les familles ;
  • Enfin, une conception pas du tout adaptée à la gestion en poste et surtout à la présentation des dossiers en conseil consulaire, ayant conduit les agents à « bricoler » des documents avant la tenue de la commission.
    Et comme le signale la note, de nombreux postes ont eu de grandes difficultés à envoyer les notifications des décisions de la commission nationale des bourses (CNB) aux familles.

Un bilan trompeur et exagérément positif dans la note de l’administration

Un an et deux campagnes de bourses plus tard, la note de l’administration nous apparaît exagérément positive, alors même que de nombreux problèmes ne sont pas réglés. Nous en citerons quelques exemples :

  • La saisie en ligne des dossiers par les familles n’est toujours pas opérationnelle, ni le téléchargement des pièces justificatives, ce qui conduit à continuer de traiter les dossiers en format papier ou, pire, de façon mixte entre la partie saisie en ligne et la partie déposée (les justificatifs en particulier) ;
  • Les listes de familles générées pour la réunion du conseil consulaire des bourses CCB2 mélangent les familles traitées en CCB1 et celles à voir ou à revoir en CCB2 ;
  • Dans le procès-verbal de restitution, qui sert de base à la présentation, le commentaire qui figure est celui de la CCB1 et ne reprend pas les ajouts postérieurs alors même que c’est l’objet de la CCB2 (révision des dossiers ajournés) ;
  • Plusieurs erreurs techniques (par exemple la prise en compte d’abattements) aboutissent à des erreurs dans le calcul des quotités ;
  • Il n’est toujours pas possible de générer les fiches famille par établissement, ce qui entraîne le bricolage mentionné plus haut, à savoir des copier-coller des fiches famille dans le procès-verbal.

Un plan d’action qui suscite bien des interrogations

La note de travail mentionne un plan d’action pour l’amélioration de la plate-forme, avec 40 propositions en cours de priorisation : compte tenu des erreurs de conception observées dans le déploiement initial, la CFDT-MAE s’inquiète de savoir par qui et comment les actions seront priorisées, et si les agents seront enfin associés à cette réflexion ?

A cet égard n’est-il pas illogique de mener parallèlement une démarche de recueil des retours d’expérience des postes afin qu’ils proposent des évolutions alors même que le plan d’action est déjà en cours de finalisation ?

Les deux actions ne devraient-elles pas être fusionnées dans la même démarche, et les propositions incluses dans le plan d’action ne devraient-elles pas être communiquées aux postes ? Ne leur doit-on pas au moins cela, pour avoir réussi à traiter les dossiers dans des conditions déplorables afin de ne pas pénaliser les familles et les enfants boursiers ?

  • Une communication plus précoce doit être faite auprès des postes sur le contenu des logiciels métier

La CFDT-MAE insiste pour qu’une communication plus précoce soit faite auprès des postes sur le contenu de logiciels essentiels pour le bon fonctionnement des services métier comme le Registre ou Greco. Il semble également que le projet de refonte de Phèdre soit bien avancé sans que nous ayons eu connaissance, à cette heure, de ses caractéristiques ou d’un calendrier.

Enfin une bonne nouvelle…

Nous prenons bonne note en revanche du fait que le changement du logiciel Electis ne soit pas prévu avant les scrutins de 2027, ce qui est positif, et permettrait peut-être, là encore, de disposer d’un retour d’expérience des agents sur les améliorations souhaitables (en particulier sur la gestion et la saisie des résultats et les documents de restitution).

Thèmes : CSAM, DFAE, Dialogue social, dnum, informatique, Réseau consulaire

La CFDT-MAE demande que les travaux urgents et nécessaires à la Résidence de France à Helsinki soient réalisées dès 2026 !

8 janvier 2026

L’expert immobilier de la CFDT-MAE est intervenu le 12 décembre dernier pour appeler l’attention du Président du CSAM sur la situation extrêmement préoccupante de la Résidence de France à Helsinki.

En effet, pour notre syndicat, il ne s’agit pas d’un simple besoin de rénovation mais bien de travaux conséquents à réaliser urgemment afin de réagir face à un risque avéré pour la santé et la sécurité des agents, comme cela a été confirmé par des inspections techniques successives.

Le projet de rénovation est en attente depuis plus de vingt ans

Le projet de rénovation de la Résidence est en attente depuis plus de vingt ans et durant tout ce temps, aucune réparation structurelle n’a été engagée.

1/ Les constats sur place sont sans ambiguïté

  • La toiture est en fin de vie : tuiles brisées ou manquantes, bois de support entièrement pourris, sous-couche fissurée, infiltrations d’eau largement visibles, présence de seaux dans les combles pour recueillir l’eau de pluie, etc.
    Plusieurs zones de la toiture présentent des risques immédiats de chute de matériaux, notamment autour de la cheminée, où des briques ne tiennent plus que grâce à un fil métallique.

La toiture ne peut plus être réparée et doit être remplacée et la seule mesure transitoire envisageable serait de la recouvrir de bâches lourdes pour limiter les dégâts.

2/ Ces constats techniques rejoignent ce que nous remontent les agents

  • chutes de briques et de tuiles ;
  • affaissement de la cour entraînant des plaques de glace et des accidents graves, dont une hémorragie cérébrale ;
  • huisseries laissant passer le froid, avec des bureaux à 13°C l’hiver ;
  • présence de moisissures visibles ;
  • analyses d’eau montrant des anomalies qui, même non dangereuses à ce stade, inquiètent légitimement le personnel.

La CFDT-MAE estime qu’il n’est plus envisageable de différer les travaux puisque la sécurité, la santé et les conditions de travail des personnels ne sont plus garanties. Ce constat est, d’ailleurs parfaitement documenté, objectivé et à présent récurrent.

* * *

Au vue de ce constat sans appel, notre organisation demande que la Résidence de France à Helsinki devienne une priorité de la programmation immobilière 2026 et qu’un calendrier ferme soit communiqué aux agents comme aux représentants du personnel.

Thèmes : CSAM, Dialogue social, DIL, Immobilier

L’ambassade de France en Inde rémunère 35% de moins ses recrutés locaux que ceux employés par les autres ambassades sur place !

5 janvier 2026

A l’occasion de la première journée du comité social d’administration ministériel, le 11 décembre dernier, notre expert CFDT élu local en Inde a souhaité revenir sur le cadre salarial des agents de droit local du poste, en présence du Président du CSAM et du Directeur des ressources humaines.

  • Une revalorisation des salaires bienvenue au titre de 2025

La CFDT-MAE remercie l’administration des efforts budgétaires consentis envers les collègues ADL en Inde et d’avoir notifié au poste un taux unique de revalorisation des salaires (exercice fusionné tenant compte de l’inflation et de la « compétitivité » des rémunérations versées), au titre de 2025, variant de 6,7 % pour les niveaux supérieurs à 11,4 % pour les niveaux inférieurs.

Une augmentation collective salariale néanmoins toute relative…

Avec une inflation estimée à 4,5 % en 2025 et en tenant compte de l’augmentation annuelle automatique de 0,8 %, l’effort supplémentaire, réellement consenti en 2025 par l’administration au titre du rattrapage du cadre salarial, aura donc été compris entre 1,4 % et 6,1% !

…Et largement insuffisante malgré les efforts consentis par le Département !

Malgré cette augmentation du cadre salarial accordée par le Département, force est de constater, en toute objectivité, que cette hausse n’est pas à la hauteur des écarts de rémunération constatés avec les autres ambassades. En effet, après 10 ans sans revalorisation salariale et en dépit de la volonté du poste en 2024 – et nous saluons son action – de s’attaquer enfin à ce problème, le décrochage reste grand.

  • Une étude comparative indépendante et édifiante des salaires

Sollicitée par les représentants du personnel, l’ambassade a bien voulu prendre les conseils d’un cabinet spécialisé indépendant qui a mené une étude comparative des salaires versés aux agents de droit local (ADL) par douze ambassades européennes présentes à New Delhi.

Des conclusions défavorables et sans appel

Les conclusions de cette étude sont sans appel : les agents recrutés localement par l’ambassade de France sont aujourd’hui beaucoup moins bien rémunérés que leurs pairs des autres missions diplomatiques en Inde. En effet, notre ambassade fait partie du dernier tiers des ambassades qui paient le moins bien leurs recrutés locaux.

Ainsi, l’enquête a établi que les ADL employés par la France sont rémunérés 35 % de moins que la moyenne de ceux faisant partie de l’échantillon des douze ambassades européennes, avec un écart significatif proche de 50% pour les niveaux supérieurs du cadre salarial. Et encore, ce chiffre de 35 % est-il très certainement à majorer puisque de nouvelles revalorisations devraient être mises en place prochainement par plusieurs représentations diplomatiques.

Une grande déception, du désespoir et une profonde incompréhension des collègues ADL

Fait extrêmement rare dans un pays où la culture de la revendication sociale est peu répandue, les langues se sont déliées auprès de la hiérarchie locale pour exprimer leur grande déception face au manque d’attractivité de leurs salaires même révisés à la hausse. Les ADL ont ainsi interpelé les représentants du personnel en leur exprimant leur désespoir et leur profonde incompréhension face à cette situation.

  • Le dialogue social doit se concrétiser par de réelles avancées pour les agents

Aujourd’hui, au-delà de la crise due à l’incompréhension des membres du personnel local face à la réponse budgétaire qui a été apportée par le Département, s’ajoute en plus une crise de confiance envers le poste quant à sa capacité à pouvoir régler la situation financière des agents. C’est la raison pour laquelle les représentants du personnel ont demandé l’organisation d’un CSAPE exceptionnel, le 18 novembre dernier, lors duquel ils ont sollicité une révision à la hausse de la revalorisation du cadre salarial, une demande légitime qui a dû parvenir par NDI à l’administration centrale.  

La rémunération des agents de droit local ne doit pas servir de variable d’ajustement budgétaire    

Notre organisation est bien consciente des difficultés budgétaires actuelles de la France – qui n’est toutefois pas une nouveauté en soi – mais nous estimons que celles-ci ne doivent pas servir de prétexte pour considérer la rémunération des ADL comme une variable d’ajustement des finances publiques. Au contraire, il nous apparaît nécessaire de briser ce carcan « perdant-perdant » en évitant d’ajouter de la déception et de la rancœur à une situation salariale que les agents locaux ressentent déjà comme une injustice sociale.

* * *

Compte tenu de tous les éléments évoqués à l’appui de la révision du cadre salarial en Inde, la CFDT-MAE serait reconnaissante au Département de bien vouloir porter une attention toute particulière et bienveillante à cette demande de revalorisation.

Thèmes : Cadre salarial, CSAM, Dialogue social, Inde, Recrutés locaux, Rémunération

Toute l’équipe de la CFDT-MAE vous présente ses meilleurs vœux pour 2026 !

1 janvier 2026

Chère collègue, cher collègue,

En ce tout début d’année, l’ensemble des conseillers syndicaux et des permanents, des élus et des militants de la CFDT-MAE vous présentent leurs meilleurs vœux de réussite personnelle et professionnelle et vous souhaitent, à vous et à vos proches, une excellente année 2026 !

La CFDT-MAE sera cette année, encore et toujours, à vos côtés.

Nous serons là pour faire entendre votre voix, continuer de porter des propositions, créer de nouveaux droits et vous défendre.

Le contexte budgétaire est défavorable et les défis à venir sont nombreux mais, tous ensemble et solidaires, nous serons plus forts et prêts à les affronter.

La CFDT-MAE se tient plus que jamais mobilisée pour vous conseiller, vous accompagner et pour défendre vos intérêts individuels et collectifs.

Cette année encore, vous pourrez compter sur nous !

Thèmes : Action syndicale, CFDT, conseil syndical, élus, militants, Permanents syndicaux, Syndicat

Fin de l’abattement de 50% des IRE des agents A et B en cas de congés dits « de mutation » ! La CFDT-MAE se félicite d’avoir été entendue par l’administration !

31 décembre 2025

  • Fin de l’abattement de 50 % pour les IRE des agents de catégorie A et B

A compter du 1er janvier 2026, il est mis fin au dispositif inique d’abattement de 50% de l’indemnité de résidence auquel étaient injustement soumis les agents de catégorie A et B en situation de congés annuels dits « de mutation » entre deux affectations à l’étranger.

La CFDT se félicite de cette décision – désormais effective – de l’administration qui mettra dès demain sur un pied d’égalité l’ensemble des agents servant à l’étranger !

C’est une réponse à l’une des revendications de longue date de la CFDT-MAE qui pourra désormais bénéficier, comme nous l’avions demandé au Ministre dans notre discours du 11 de ce mois, à l’ensemble des collègues A et B qui changeront d’affectation à l’été prochain.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le texte afférent publié, ce jour, au JORF : Décret n° 2025-1420 du 30 décembre 2025 modifiant le décret n° 67-290 du 28 mars 1967 (en particulier l’article 6 modifiant l’article 23 du Décret 67-290).

Thèmes : Administrateurs de l'État, Catégorie A, Catégorie B, conseillers des affaires étrangères, CSAM, Dialogue social, IRE, Ministre, ministres plénipotentiaires, secrétaire de chancellerie, secrétaire des Affaires étrangères

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