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+6 % d’adhésions depuis juin : la CFDT-MAE mobilisée pour les élections professionnelles 2026 !

21 août 2026

Moins de trois mois après son 12ᵉ Congrès syndical, la CFDT du ministère des Affaires étrangères affiche une progression de + 6 % de ses adhésions depuis juin. Une croissance qui confirme son ancrage sur le terrain, à l’approche des élections professionnelles de décembre 2026.

Lors de son Congrès (2-4 juin, Nantes), la CFDT-MAE a fixé un cap : renforcer sa proximité avec l’ensemble des agents, qu’ils soient en administration centrale (en Île-de-France, Nantes) ou en poste à l’étranger.

La feuille de route 2026-2030, adoptée à cette occasion, s’articule autour de trois axes :

  • Accompagner les carrière avec équité ;
  • Défendre les conditions de travail, la qualité de vie et les ressources du réseau diplomatique, consulaire et culturel ;
  • Promouvoir un dialogue social exigeant, notamment sur la rémunération, la Protection Sociale et les effectifs.

Cette progression des adhésions valide nos orientations et renforce notre stratégie de proximité. Elle prend tout son sens à l’approche des élections professionnelles, un scrutin clé pour renouveler la représentation du personnel dans les instances consultatives (CSAM, CSAC, CSAPE, CAP, CCP, CCL).

Chaque nouvelle adhésion consolide notre légitimité pour :

  • Représenter tous les agents (fonctionnaires, apprentis, contractuels de droit public et agents de droit local) ;
  • Affirmer notre poids face à l’administration ;
  • Enrichir notre action grâce aux idées et réseaux des nouveaux membres

Cette réussite repose avant tout sur la force et la synergie d’un collectif pleinement engagé. Au quotidien, la Commission exécutive pilote l’action, portée sur le terrain par une équipe de permanents syndicaux structurés en trois pôles complémentaires :

Le Pôle Thématique et Revendicatif : cœur de notre expertise sur le terrain, ce pôle rassemble des équipes spécialisées sur vos enjeux quotidiens (carrières et droits individuels pour un accompagnement lors des mutations, promotions ou déroulements de carrière ; conditions de travail et santé pour la prévention des risques et la qualité de vie au travail ; expatriation et agents de droit local pour un suivi dédié aux problématiques spécifiques des postes à l’étranger et du réseau diplomatique, consulaire et culturel ; protection sociale et défense du pouvoir d’achat).

Le Pôle Communication : dédié à l’information des agents, à la diffusion de nos analyses, à la valorisation de nos actions et à l’animation de nos réseaux.

Le Pôle Administratif : garant de la gestion interne, du suivi des adhésions et des budgets, du bon fonctionnement du syndicat, ainsi que du suivi des dossiers et questions juridiques.

Quels que soient vos besoins ou vos questions, nos trois pôles se coordonnent au quotidien pour vous offrir un suivi réactif, rigoureux et personnalisé.

Cette attention portée à chacun porte ses fruits : la hausse de nos adhésions confirme que la CFDT-MAE répond aux attentes réelles des personnels, en privilégiant la négociation pour obtenir des avancées concrètes sans jamais renoncer au rapport de force lorsque la situation nous y oblige.

Et c’est précisément cette dynamique de développement qu’il nous faut amplifier aujourd’hui pour faire des élections professionnelles un succès collectif. Notre force dépend de la mobilisation de chacun.

Dès aujourd’hui, prenez une part active pour amplifier cette dynamique :

  • Relayez nos informations (articles, publications) à vos collègues ;
  • Témoignez du travail concret de la CFDT-MAE et de la réactivité de nos équipes ;
  • Mobilisez pour les élections : sensibilisez votre entourage et incitez à voter CFDT.

Premier syndicat du Ministère depuis plus de 20 ans, la CFDT-MAE compte sur vous pour concrétiser cette dynamique lors les élections professionnelles qui se dérouleront du 3 au 10 décembre 2026 par vote électronique.

Réforme des retraites : l’injustice invisible de la surcote parentale pour les générations 1964 et 1965

20 août 2026

Un droit rogné en silence, une perte financière durable pour les agents et une incohérence réglementaire : la CFDT dénonce le piège de la surcote parentale qui touche de plein fouet les générations 1964 et début 1965.

Que dit la réglementation ?

Instaurée par la réforme d’avril 2023, la surcote parentale permet aux assurés ayant eu des enfants de bénéficier d’une majoration de pension (jusqu’à 5 %) s’ils remplissent deux conditions à la fois :

  • Avoir atteint la durée de cotisation requise pour le taux plein.
  • Avoir un âge légal de départ supérieur ou égal à 63 ans.

Or la suspension de la réforme applicable au 1ᵉʳ septembre 2026 abaisse l’âge légal de départ à 62 ans et 9 mois pour les agents nés en 1964 et au premier trimestre 1965.

L’effet pervers : un abaissement de l’âge qui pénalise les parents

Cet abaissement de l’âge légal qui devait être une avancée se transforme en piège mécanique. Le seuil réglementaire d’accès à la surcote parentale reste fixé à 63 ans dans les textes.

Résultat : en usant de leur droit de partir à 62 ans et 9 mois (soit 3 mois plus tôt), les agents perdent immédiatement le bénéfice de leur surcote parentale.

Comment fonctionne le piège ?

  • Le départ à 62 ans et 9 mois : vous partez plus tôt, mais n’atteignant pas le seuil des 63 ans, vous renoncez définitivement à la surcote.
  • Le rattrapage coûteux : pour débloquer cette surcote, vous devez travailler 3 mois de plus pour atteindre 63 ans. Mais attention, à 63 ans, vous ne débloquez que votre premier trimestre majoré (+1,25 %). Pour obtenir la surcote maximale (+5 %), vous devez cotiser au total 4 trimestres supplémentaires, soit travailler jusqu’à 64 ans (ou 3 trimestres supplémentaires pour atteindre +3,75 % à 63 ans et 9 mois).

En clair : partir 3 mois plus tôt fait perdre jusqu’à 5 % de pension à vie. Vouloir récupérer cette majoration oblige à travailler jusqu’à un an de plus.

Exemple concret : quel est l’impact sur votre pension ?

Pour une pension de base moyenne de 1 800 € net par mois, renoncer à 5 % de surcote parentale représente une perte irréversible de 90 € par mois, soit 1 080 € de moins chaque année.

Sur 20 à 25 ans de retraite, ce sont plus de 20 000 € confisqués aux agents ayant élevé des enfants.

Les conseils de la CFDT-MAE : ne liquidez pas votre pension à l’aveugle !

Si vous êtes née ou né en 1964 ou au premier trimestre 1965 et que vous envisagez de partir dès 62 ans et 9 mois, suspendez votre démarche de liquidation et :

  • Vérifiez votre relevé de carrière ;
  • Évaluez précisément le montant de la surcote risquant d’être perdue ;
  • Calculez l’intérêt financier d’un éventuel report de votre départ.

Nos revendications

Nous demandons au Ministère de saisir officiellement la DGAFP afin obtenir une adaptation réglementaire visant à aligner le seuil de la surcote parentale sur le nouvel âge légal (62 ans et 9 mois) pour les générations 1964 et début 1965. Enfin, nous souhaitons la mise en place d’un accompagnement personnalisé de la DRH, incluant un bilan individuel de retraite pour chaque agent concerné avant toute décision définitive.

Pour en savoir plus sur les retraites des fonctionnaires : consultez le site de l’Union Confédérale CFDT des retraités.

Arrêts de travail et congés maladie, les nouvelles règles au 1ᵉʳ septembre 2026 !

13 août 2026

Dans une volonté d’aligner la gestion des arrêts de travail de la fonction publique sur les règles applicables au régime général, le décret n° 2026-705 du 29 juillet 2026, relatif aux congés pour raisons de santé des agents publics civils et militaires, introduit plusieurs mesures. Il transpose aux agents publics des dispositions déjà applicables aux salariés du privé depuis le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026.

🗓️ Ses dispositions entrent en vigueur selon un calendrier échelonné :

  • 1er août 2026 : mesures de télécontrôle des arrêts et évolution du temps partiel thérapeutique (TPT).
  • 1er septembre 2026 : l’essentiel des autres dispositions (Cerfa sécurisé, plafonnement des durées, contrôles à domicile, nouveaux droits).
  • 1er janvier 2028 : dispositif de visite de reprise.

Nouvelles contraintes administratives (au 1er septembre 2026) :

  1. Obligation du Cerfa sécurisé : tout arrêt de travail doit désormais impérativement être établi via le modèle sécurisé délivré par le médecin prescripteur.
  2. Plafonnement des durées de prescription :
    • Arrêt initial : Plafonné à 1 mois maximum.
    • Prolongation : Plafonnée à 2 mois maximum (sauf dérogation médicale formellement motivée).
  3. Maintien du traitement conditionné : En cas de prolongation, le maintien de votre traitement est conditionné au fait que la prolongation soit prescrite par le médecin initial (sauf indisponibilité dûment justifiée).
  4. Contrôles administratifs à domicile : l’administration aura la possibilité d’effectuer des contrôles administratifs inopinés pour vérifier la présence à domicile pendant les heures obligatoires. Une absence injustifiée ou un refus de contrôle entraîne la suspension de la rémunération sur la période concernée.
  5. Télémédecine : les examens pratiqués par les médecins agréés pourront désormais s’effectuer à distance en téléconsultation (entrée en vigueur dès le 1er août 2026).

Nouveaux droits et avancées obtenus pour les agents :

La CFDT-MAE prend acte des quelques avancées positives inscrites dans le texte :

  • Maintien des majorations Outre-Mer. En première année de Congé de Longue Maladie (CLM) ou de Congé de Grave Maladie (CGM), les majorations et indexations liées à une affectation Outre-mer sont conservées dans les mêmes proportions que le traitement principal.
  • Création d’une indemnité d’attente pour éviter les ruptures de ressources chez les agents en fin de droits à Congé de Maladie Ordinaire (CMO) dans l’attente de l’avis du conseil médical pour un CLM ou CLD, une indemnité d’attente compensatoire est instaurée.
  • Droit à la formation durant un congé : après avis favorable du médecin agréé, les agents en congé maladie (CMO, CLM, CLD) peuvent réaliser ou poursuivre une action de formation ou un bilan de compétences pour préparer leur réadaptation ou leur reconversion professionnelle.

Perspective 2028 : un accompagnement renforcé au retour à l’emploi :

À compter du 1er janvier 2028, un dispositif structuré de préparation à la reprise sera mis en œuvre : au-delà de trente jours d’interruption de travail, le médecin agréé pourra, en lien avec le médecin traitant, saisir le médecin du travail (médecine de prévention) afin d’anticiper les conditions et modalités de la reprise, ou d’envisager des actions de formation.

📣 La position de la CFDT :

Si la CFDT salue quelques avancées concrètes en matière d’accompagnement et de maintien des droits (indemnité d’attente, droit d’effectuer une formation pendant un congé maladie, obligation de motiver le refus d’un TPT), elle dénonce avec fermeté le renforcement des contrôles administratifs qui traduit une logique de suspicion généralisée envers les agents en arrêt maladie (renforcement des contrôles inopinés, plafonnement des arrêts et restriction des prolongations).

Nous déplorons qu’en dépit d’une opposition unanime des organisations syndicales représentées au Conseil Commun de la Fonction Publique (CCFP) contre ce projet de décret, ce dernier est passé en force pour être publié au Journal officiel le 31 juillet 2026.

🤝 Un doute ? Une question sur vos droits ?

Vos représentants CFDT-MAE se tiennent à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou en cas de litige relatif à un congé pour raison de santé ou un temps partiel thérapeutique.

📩 Contactez-nous : cfdt.mae@diplomatie.gouv.fr

Canicule au travail : que faire selon la couleur de la vigilance Météo-France ?

12 août 2026

Dans la Fonction Publique d’État, les principes de prévention de la santé et de la sécurité reposent sur le décret n° 82-453 du 28 mai 1982 qui renvoie directement aux règles d’hygiène et de sécurité du Livre IV du Code du travail.

Le décret « chaleur » n° 2025-482 du 27 mai 2025 est venu compléter ce cadre : il inscrit dans le Code du travail (livre IV, titre VI, nouveau chapitre III, articles R. 4463-1 à R. 4463-8) une obligation pour l’employeur, public comme privé, de protéger les travailleurs contre les « épisodes de chaleur intense ». Ces dispositions sont applicables aux administrations et agents publics depuis le 1er juillet 2025.

Le texte de référence opérationnel pour les employeurs de l’État est la circulaire MAPFPS du 30 juin 2025, relative à la vigilance des employeurs publics en matière de protection des agents contre les effets de la canicule.

Voici comment ce dispositif s’adapte et s’applique concrètement aux agents et services de l’État :

🏛️ Rôles et responsabilités administratives :

L’Employeur Public (Chef de service / Directeur) est responsable de la santé et de la sécurité des agents sous sa responsabilité. Il doit transcrire et mettre à jour l’évaluation des risques dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) de la structure, en y intégrant le risque « vague de chaleur ».

L’ISST (Inspectrice Santé et Sécurité au Travail) joue le rôle de l’inspecteur du travail pour l’administration d’État (contrôle, conseil et recommandations).

Le CSA (Comité Social d’Administration) / La Formation Spécialisée sont les instances consultatives obligatoirement associées à la définition des mesures d’aménagement et informée des plans de prévention canicule.

🌡️ Application des mesures selon les niveaux de vigilance Météo-France :

Les administrations adaptent le travail des agents selon le niveau de vigilance (arrêté du 27 mai 2025, qui détermine les seuils du dispositif spécifique de Météo-France pour la protection des travailleurs).

Vigilance Jaune et Vigilance Orange (aménagement du travail) :

  • Vérification du bon fonctionnement des systèmes de ventilation/climatisation et occultations des fenêtres (stores, volets). Rappel des consignes de prévention et hydratation.
  • Aménagement ou décalage possible des horaires de travail pour privilégier les heures les plus fraiches de la journée. Utilisation facilitée ou incitation au télétravail pour les agents occupant des postes éligibles dont le domicile s’avère plus adapté qu’un bureau surchauffé (ou inversement, priorité au présentiel si les locaux administratifs sont climatisés).
  • Agents sur le terrain : report des tâches les plus pénibles ou aménagement des plages d’intervention (ex. agents de maintenance).

Vigilance Rouge (mesures exceptionnelles) :

  • Évaluation prioritaire de la poursuite d’activité poste par poste.
  • Dispenses de service ou fermetures administratives temporaires de certains sites si la température intérieure des locaux rend le travail dangereux et qu’aucun aménagement n’est possible.

💧 Obligations matérielles dans les services de l’État :

Eau potable et fraîche : sa mise à disposition est obligatoire pour l’ensemble des agents. Pour les agents affectés à des travaux extérieurs ou physiques, de l’eau en quantité suffisante doit être fournie, le texte fixe un repère d’au moins 3 litres d’eau par jour et par agent.

Locaux de travail : si la température des bureaux devient excessive (souvent mesurée au-delà de 30 °C à 33 °C selon la recommandation de l’INRS et des guides fonction publique), le chef de service doit impérativement prendre des mesures de protection (pauses, périodes de repos, rafraîchissement, réorganisation).

Protection des agents vulnérables : adaptation immédiate des conditions de travail pour les femmes enceintes, les agents souffrant de pathologies chroniques ou en situation de handicap, en lien avec le médecin du travail (Médecine de prévention).

⛔ Droit de retrait dans la Fonction Publique d’État :

Un agent de l’État a le droit de se retirer d’une situation de travail s’il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé (art. 5-6 du décret de 1982).

Exemple : Un agent travaillant en extérieur lors d’un pic de chaleur extrême sans accès à de l’eau ni zone d’ombre, ou dans un bureau surchauffé sans ventilation présentant des malaises, peut exercer son droit de retrait après en avoir informé sa hiérarchie.

Complémentaire santé des ADL en Russie : une victoire collective pour la CFDT-MAE !

29 juillet 2026

C’est une excellente nouvelle pour nos collègues recrutés locaux en Russie et une belle démonstration de l’efficacité de notre action syndicale !

À la suite de nos démarches et alertes, le Directeur général de l’administration et de la modernisation (DGAM), a adressé une réponse officielle à la CFDT-MAE dans laquelle le ministère s’engage à maintenir une protection santé complémentaire de qualité pour l’ensemble des agents de droit local (ADL) en poste en Russie.

Une chaîne syndicale mobilisée d’une seule voix

Cette victoire est avant tout le fruit d’un travail d’équipe. Partant de la remontée du terrain de notre section de Moscou et de la mobilisation de l’équipe des permanents à Nantes et à Paris, c’est l’ensemble de la CFDT-MAE qui s’est mobilisée de concert.

C’est précisément ce travail d’équipe et cette solidarité des militants du syndicat qui permettent de porter efficacement la voix des agentes et des agents et de faire bouger les lignes auprès de la haute administration.

Rappel des faits : un recul social qu’il fallait stopper…

Pour rappel, depuis le 1ᵉʳ avril 2026, nos collègues ADL employés par l’ambassade, les consulats généraux et l’institut français en Russie ont été transférés vers la société d’État Inpredkadry. Ce changement de cadre juridique avait entraîné la fin automatique de leur contrat de mutuelle, les laissant sans couverture complémentaire prise en charge.

Saisie de ce dossier sensible, la CFDT-MAE a écrit au DGAM le 21 mai 2026 pour dénoncer les conséquences directes de cette mesure :

  • Un accès aux soins fortement dégradé : un basculement contraint vers le système public de santé russe, caractérisé par une sectorisation stricte (obligeant parfois à des trajets d’1h30), des délais d’attente très longs et des consultations uniquement sur les heures de bureau.
  • Un contexte local pesant : le manque d’effectifs titulaires et la suppression de postes d’ADL génèrent déjà une surcharge de travail et un stress considérables sur place, rendant ce recul social particulièrement inacceptable pour le personnel.

L’administration a entendu la CFDT-MAE et prend des engagements

Dans sa réponse adressée le 7 juillet 2026 à notre Secrétaire générale, Carole Barbier, le Directeur général de l’administration apporte des assurances claires et rassurantes :

« Il est également dans les intentions du Département de permettre à notre poste de maintenir une assurance santé complémentaire de qualité pour nos agents. […] Soyez assurée que l’intention du Département est bien de permettre à notre ambassade à Moscou d’assurer à nos agents de droit local une couverture santé satisfaisante dans ce nouvel environnement juridique. »

L’administration confirme qu’un travail approfondi est actuellement mené par le poste, en lien étroit avec la DRH, pour élaborer une solution juridique sûre et pérenne permettant de rétablir une protection complémentaire adaptée au profit de nos collègues.

La CFDT-MAE souhaite saluer cet engagement du ministère qui traduit la pleine légitimité de nos démarches pour la protection sociale des personnels.

De Moscou, Nantes et Paris, toute l’équipe syndicale reste pleinement attentive à l’avancée des travaux pour veiller à ce que cette mutuelle soit rapidement concrétisée pour les collègues en Russie.

C’est ensemble et unis que nous faisons avancer vos droits !

Rejoignez nous et adhérez à la CFDT-MAE

La CFDT-MAE engagée contre le sexisme et la menace masculiniste.

17 juillet 2026

Le 8 juillet, vos représentantes de la CFDT-MAE, ont assisté à la présentation du rapport 2026 du Haut Conseil à l’Égalité (HCE) portant sur « l’état des lieux du sexisme en France : la menace masculiniste ».

Présentée par l’Ambassadeur Jean-Pierre Asvazadourian, Haut fonctionnaire à l’égalité des droits et à la diversité, cette rencontre a réuni la présidente du HCE, Bérangère Couillard, ainsi que plusieurs figures clés de la diplomatie et de l’égalité.

Entre constats nationaux alarmants et débats sans fard sur les pratiques internes au MEAE, voici ce qu’il faut retenir :

1 – Le sexisme en France : un double visage bien ancré

Les travaux du HCE révèlent que la France s’inscrit dans un modèle de sexisme à double dimension, où deux dynamiques se renforcent mutuellement :

  • Le sexisme hostile (17 % de la population) : des attitudes explicitement agressives ou méprisantes. Un chiffre marquant : 60 % des hommes estiment encore que les féministes ont des demandes exagérées.
  • Le sexisme paternaliste (27 % des hommes, 18 % des femmes) : plus subtil, il se déploie sous couvert de bienveillance ou de protection, assignant les femmes à des rôles traditionnels de fragilité ou de dévouement.

Ce sexisme ordinaire agit comme le moteur d’un véritable continuum de violences : 84 % des femmes déclarent avoir déjà vécu une situation de violence, et la sphère professionnelle n’y échappe pas, touchant 49 % d’entre elles.

2 – Le focus inédit du HCE : la nébuleuse masculiniste

Cette année, le HCE alerte sur l’expansion rapide des réseaux masculinistes. Loin d’être une simple dérive isolée, il s’agit d’une idéologie structurée et financée, qui instrumentalise la peur d’un prétendu « déclin masculin ».

Le saviez-vous ? Il faut en moyenne moins de 20 minutes sur les réseaux sociaux pour qu’un jeune soit exposé à un contenu masculiniste. Ce mouvement cible les jeunes hommes dès l’âge de 14/15 ans.

Qu’il s’agisse des Incels, des MGTOW ou du mouvement plus récent des Tradwives (qui romance la subordination domestique des femmes), ces courants se banalisent en ligne. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 39 % des hommes pensent que le féminisme menace leur place dans la société.

3 – Et au MEAE ? Ce qu’il se passe dans nos services

La diplomatie féministe ne doit pas être qu’une vitrine internationale, elle doit s’appliquer rigoureusement en interne. Lors des échanges, la réalité de notre ministère est directement concernée par ces enjeux.

Le poids du sexisme paternaliste :

L’Ambassadrice Ahlem Gharbi (association Femmes et diplomatie) a souligné la persistance d’un sexisme paternaliste au MEAE, particulièrement à l’encontre des jeunes collègues lors de l’annonce d’une grossesse ou au retour d’un congé de maternité. Une forme de mise en concurrence et des freins à la carrière sont encore trop fréquents.

Comme nous l’avions souligné lors d’un précédent CSAM, il est encore parfois fait mention des congés maternité lors des entretiens annuels d’évaluation et/ou à l’écrit dans les comptes rendus FANEV de certaines agentes.

La qualité des formations en question :

La question des formations a été soulevée. Si l’engagement du cabinet EGAE pour la formation des référents égalité a été salué, des critiques ont été exprimées concernant le prestataire Mentor. La formation « la maternité en milieu professionnel, un atout pour le management » (proposée par l’ADC) a été épinglée pour son manque d’inclusivité (utilisation du masculin « agents » pour parler des femmes enceintes, oubli total du post-partum, de l’allaitement et de l’implication des pères).

Les avancées de l’administration :

L’administration a rappelé les efforts de la DRH : le remplacement à 100 % des postes en congé maternité et le déploiement du nouveau congé paternité. De plus, 70 % des postes à l’étranger disposent désormais d’une feuille de route sur l’égalité.

4 – Les recommandations du HCE et l’action de la CFDT

Pour endiguer ce fléau, le HCE appelle à des mesures fortes dont notamment :

  • Rendre effectives et obligatoires les séances d’éducation à la vie affective et sexuelle (EVARS) dès l’école.
  • Réguler strictement les plateformes numériques et rendre leurs algorithmes transparents.
  • Créer un plan interministériel de lutte contre la radicalisation masculiniste (considérée comme une menace pour la sécurité nationale).
  • Augmenter le budget du HCE (actuellement de 50 000 €) pour lui donner une envergure d’observation européenne.

Quelle société voulons-nous pour demain ?

En septembre 2026, le HCE publiera un nouveau rapport très attendu sur l’impact socio-économique de la maternité (discriminations, freins de carrière, baisses de salaire).

Pour la CFDT-MAE, la crédibilité de la France sur la scène internationale dépend directement de son exemplarité en interne. Nous continuerons à exiger des formations de qualité, un suivi rigoureux des DUERP (qui doivent intégrer le volet des violences sexistes et sexuelles), de favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle/vie personnelle et un réel partage de la parentalité sans impact sur les carrières.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter l’étude européenne citée dans le rapport : “The Next Wave: How Religious Extremism Is Regaining Power”.

Une question ? Une situation à signaler ? Contactez vos représentantes et représentants de la CFDT-MAE : cfdt.mae@diplmatie.gouv.fr

Pour soutenir nos actions, rejoignez-nous : adhérer à la CFDT-MAE !

Fortes chaleurs et conditions de travail : comment vous protéger ?

9 juillet 2026

Les épisodes de fortes chaleurs qui frappent actuellement de nombreux sites, en France comme à l’étranger, nous rappellent l’urgence d’agir pour préserver notre santé au travail. Alors que la CFDT nationale interpelle directement le gouvernement face à un risque climatique désormais récurrent, la CFDT-MAE se mobilise à vos côtés et vous rappelle les dispositifs de prévention indispensables à activer tout au long de l’année.

Le contexte national : une urgence climatique et sociale ! 🌡️

Lors d’une réunion interministérielle avec le ministre du Travail le 24 juin 2026, la CFDT a porté la voix des agents et des salariés face à une canicule inédite touchant 58 départements. Le bilan est d’ores et déjà dramatique avec deux décès au travail liés à la chaleur enregistrés depuis fin mai.

Face à cette situation, l’État a renforcé ses mesures d’action :

  • Des contrôles accrus : l’inspection du travail a mené 1 645 contrôles depuis fin mai, débouchant sur 3 102 mises en demeure pour faire respecter les obligations de prévention des employeurs issues du « décret chaleurs » de mai 2025.
  • Des aménagements d’horaires : les préfets ont désormais la possibilité de prendre des arrêtés pour avancer le début du travail matinal et neutraliser les activités entre 13h00 et 21h00.

La position de la CFDT : les vagues de chaleur ne peuvent plus être gérées comme des événements exceptionnels. De plus, le risque thermique ne s’arrête pas aux travaux extérieurs ou au secteur du BTP : travailler dans des bâtiments administratifs ou des bureaux surchauffés met directement en danger la santé des agents. Le décret « chaleur » s’applique pleinement au secteur public et impose une anticipation stricte.

Quelles sont les obligations de l’administration vis à vis des personnels à l’administration centrale comme à l’étranger ? Quels outils concrets (RSST, DUERP) pouvez-vous activer dès aujourd’hui pour signaler une situation à risque ou demander des aménagements d’horaires ?

Au MEAE, quels outils utiliser pour se protéger ?

Pour signaler toute situation susceptible d’avoir un impact sur votre santé, votre sécurité ou vos conditions de travail (qu’elle soit liée aux fortes chaleurs ou à d’autres facteurs), saisissez-vous des outils à votre disposition :

1. Le Registre de Santé et de Sécurité au Travail (RSST)

Chaque signalement dans ce registre permet une prise en compte rapide de la situation et le déclenchement de mesures de prévention adaptées. Pour effectuer une inscription, envoyez un courriel à l’adresse de votre site en mentionnant impérativement en objet « Inscription au registre SST » :

  • À Paris : aldjia.mantonnier@diplomatie.gouv.fr (en copie : Lowik.clotilde@diplomatie.gouv.fr).
  • À Nantes : nadine.zambeaux@diplomatie.gouv.fr (en copie : Lowik.clotilde@diplomatie.gouv.fr).
  • Dans les postes à l’étranger : rapprochez-vous de votre secrétariat général pour connaître la procédure locale spécifique.

Les registres mis à jour restent consultables par les agents sur le lien diplonet dédié.

2. Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP)

Le DUERP recense les risques identifiés au sein de votre service et détaille les actions concrètes mises en place. Mis à jour chaque année par le référent de prévention de chaque service ou poste avec l’appui du conseiller de prévention, il doit impérativement intégrer l’évaluation des risques liés aux hausses de température. La CFDT insiste sur la nécessité de l’associer à un programme annuel de prévention pour réduire efficacement l’exposition des agents.

La prévention est l’affaire de tous !

Ne restez pas isolés face à des conditions de travail dégradées ou dangereuses. La CFDT-MAE reste à votre entière disposition pour relayer vos signalements, vous accompagner dans vos démarches et répondre à toutes vos questions.

Pour aller plus loin et connaître vos droits face aux températures extrêmes, vous pouvez également consulter les outils mis en ligne par la CFDT nationale : Replay du webinaire : agir face aux risques chaleur au travail.

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