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Logiciels consulaires : les utilisateurs en poste vont-ils enfin être consultés avant leur déploiement ? (CSAM du 12 décembre 2025)

8 janvier 2026

Lors de la seconde journée du comité social d’administration ministériel de décembre dernier, la CFDT-MAE est intervenue sur l’évolution des applications consulaires présentée dans la note de travail transmise aux organisations syndicales.

Si notre syndicat s’est réjoui que des évolutions soient prévues pour les logiciels « Registre des Français de l’étranger » et « Phèdre » – informations d’ailleurs déjà annoncées au précédent CSAM – et désormais pour le logiciel « Greco », la CFDT-MAE constate néanmoins que peu de choses ont évolué dans un sens favorable depuis un an.

  • La CFDT-MAE redemande que les postes soient associés au cahier des charges et aux tests des logiciels avant leur déploiement

En effet, nous avions interrogé l’administration, lors du CSAM de décembre 2024, sur les modalités prévues pour ces évolutions, notamment sur leur contenu et la participation des postes au cahier des charges et aux tests des applications avant leur mise en production. Nous demandions également quels étaient les postes pilotes choisis et sur quelle période était prévue l’expérimentation.

  • Des problèmes récurrents concernant l’évolution des applications « métier » qui pénalisent grandement les services consulaires

Nous avions également souligné que les services consulaires étaient confrontés à des problèmes récurrents dus à l’évolution des applications « métier » telles que Troov, le Registre des Français, la caisse de chancellerie de Crocus, le traitement des passeports d’urgence dans TES, et à l’arrêt de la maintenance de certaines applications en cours de remplacement comme Grecoweb.

Silence radio de la DNUM et de la DFAE

Nous n’avions malheureusement reçu aucune réponse ni de la DNUM, ni de la DFAE, et un an après, nous pourrions refaire aujourd’hui la même intervention dans laquelle notre syndicat regrette globalement un manque de consultation et de participation des utilisateurs en poste sur le cahier des charges et les tests applicatifs et une carence en matière de formation et de documentation des logiciels et une absence de support en Centrale.

La mise en œuvre chaotique du logiciel Scolaide

Depuis le dernier CSAM, le logiciel Scolaide a été mis en place pour la gestion des bourses scolaires et les inquiétudes qu’il avait suscitées et que nous avions clairement exposées en décembre 2024 étaient pleinement justifiées :

  • Une mise en œuvre précipitée retardant le démarrage du recueil des dossiers pour la 1ère campagne du rythme nord et une absence de reprise de l’existant générant un gros travail supplémentaire pour les postes ;
  • Pas d’information précise auprès des agents, pas de formation, pas de documentation ;
  • De très nombreux dysfonctionnements qui n’ont pas permis aux familles de déposer leurs dossiers en ligne, et surtout ont provoqué de grandes difficultés de saisie des informations et de calcul des quotités pour les familles ;
  • Enfin, une conception pas du tout adaptée à la gestion en poste et surtout à la présentation des dossiers en conseil consulaire, ayant conduit les agents à « bricoler » des documents avant la tenue de la commission.
    Et comme le signale la note, de nombreux postes ont eu de grandes difficultés à envoyer les notifications des décisions de la commission nationale des bourses (CNB) aux familles.

Un bilan trompeur et exagérément positif dans la note de l’administration

Un an et deux campagnes de bourses plus tard, la note de l’administration nous apparaît exagérément positive, alors même que de nombreux problèmes ne sont pas réglés. Nous en citerons quelques exemples :

  • La saisie en ligne des dossiers par les familles n’est toujours pas opérationnelle, ni le téléchargement des pièces justificatives, ce qui conduit à continuer de traiter les dossiers en format papier ou, pire, de façon mixte entre la partie saisie en ligne et la partie déposée (les justificatifs en particulier) ;
  • Les listes de familles générées pour la réunion du conseil consulaire des bourses CCB2 mélangent les familles traitées en CCB1 et celles à voir ou à revoir en CCB2 ;
  • Dans le procès-verbal de restitution, qui sert de base à la présentation, le commentaire qui figure est celui de la CCB1 et ne reprend pas les ajouts postérieurs alors même que c’est l’objet de la CCB2 (révision des dossiers ajournés) ;
  • Plusieurs erreurs techniques (par exemple la prise en compte d’abattements) aboutissent à des erreurs dans le calcul des quotités ;
  • Il n’est toujours pas possible de générer les fiches famille par établissement, ce qui entraîne le bricolage mentionné plus haut, à savoir des copier-coller des fiches famille dans le procès-verbal.

Un plan d’action qui suscite bien des interrogations

La note de travail mentionne un plan d’action pour l’amélioration de la plate-forme, avec 40 propositions en cours de priorisation : compte tenu des erreurs de conception observées dans le déploiement initial, la CFDT-MAE s’inquiète de savoir par qui et comment les actions seront priorisées, et si les agents seront enfin associés à cette réflexion ?

A cet égard n’est-il pas illogique de mener parallèlement une démarche de recueil des retours d’expérience des postes afin qu’ils proposent des évolutions alors même que le plan d’action est déjà en cours de finalisation ?

Les deux actions ne devraient-elles pas être fusionnées dans la même démarche, et les propositions incluses dans le plan d’action ne devraient-elles pas être communiquées aux postes ? Ne leur doit-on pas au moins cela, pour avoir réussi à traiter les dossiers dans des conditions déplorables afin de ne pas pénaliser les familles et les enfants boursiers ?

  • Une communication plus précoce doit être faite auprès des postes sur le contenu des logiciels métier

La CFDT-MAE insiste pour qu’une communication plus précoce soit faite auprès des postes sur le contenu de logiciels essentiels pour le bon fonctionnement des services métier comme le Registre ou Greco. Il semble également que le projet de refonte de Phèdre soit bien avancé sans que nous ayons eu connaissance, à cette heure, de ses caractéristiques ou d’un calendrier.

Enfin une bonne nouvelle…

Nous prenons bonne note en revanche du fait que le changement du logiciel Electis ne soit pas prévu avant les scrutins de 2027, ce qui est positif, et permettrait peut-être, là encore, de disposer d’un retour d’expérience des agents sur les améliorations souhaitables (en particulier sur la gestion et la saisie des résultats et les documents de restitution).

Thèmes : CSAM, DFAE, Dialogue social, dnum, informatique, Réseau consulaire

La CFDT-MAE demande que les travaux urgents et nécessaires à la Résidence de France à Helsinki soient réalisées dès 2026 !

8 janvier 2026

L’expert immobilier de la CFDT-MAE est intervenu le 12 décembre dernier pour appeler l’attention du Président du CSAM sur la situation extrêmement préoccupante de la Résidence de France à Helsinki.

En effet, pour notre syndicat, il ne s’agit pas d’un simple besoin de rénovation mais bien de travaux conséquents à réaliser urgemment afin de réagir face à un risque avéré pour la santé et la sécurité des agents, comme cela a été confirmé par des inspections techniques successives.

Le projet de rénovation est en attente depuis plus de vingt ans

Le projet de rénovation de la Résidence est en attente depuis plus de vingt ans et durant tout ce temps, aucune réparation structurelle n’a été engagée.

1/ Les constats sur place sont sans ambiguïté

  • La toiture est en fin de vie : tuiles brisées ou manquantes, bois de support entièrement pourris, sous-couche fissurée, infiltrations d’eau largement visibles, présence de seaux dans les combles pour recueillir l’eau de pluie, etc.
    Plusieurs zones de la toiture présentent des risques immédiats de chute de matériaux, notamment autour de la cheminée, où des briques ne tiennent plus que grâce à un fil métallique.

La toiture ne peut plus être réparée et doit être remplacée et la seule mesure transitoire envisageable serait de la recouvrir de bâches lourdes pour limiter les dégâts.

2/ Ces constats techniques rejoignent ce que nous remontent les agents

  • chutes de briques et de tuiles ;
  • affaissement de la cour entraînant des plaques de glace et des accidents graves, dont une hémorragie cérébrale ;
  • huisseries laissant passer le froid, avec des bureaux à 13°C l’hiver ;
  • présence de moisissures visibles ;
  • analyses d’eau montrant des anomalies qui, même non dangereuses à ce stade, inquiètent légitimement le personnel.

La CFDT-MAE estime qu’il n’est plus envisageable de différer les travaux puisque la sécurité, la santé et les conditions de travail des personnels ne sont plus garanties. Ce constat est, d’ailleurs parfaitement documenté, objectivé et à présent récurrent.

* * *

Au vue de ce constat sans appel, notre organisation demande que la Résidence de France à Helsinki devienne une priorité de la programmation immobilière 2026 et qu’un calendrier ferme soit communiqué aux agents comme aux représentants du personnel.

Thèmes : CSAM, Dialogue social, DIL, Immobilier

L’ambassade de France en Inde rémunère 35% de moins ses recrutés locaux que ceux employés par les autres ambassades sur place !

5 janvier 2026

A l’occasion de la première journée du comité social d’administration ministériel, le 11 décembre dernier, notre expert CFDT élu local en Inde a souhaité revenir sur le cadre salarial des agents de droit local du poste, en présence du Président du CSAM et du Directeur des ressources humaines.

  • Une revalorisation des salaires bienvenue au titre de 2025

La CFDT-MAE remercie l’administration des efforts budgétaires consentis envers les collègues ADL en Inde et d’avoir notifié au poste un taux unique de revalorisation des salaires (exercice fusionné tenant compte de l’inflation et de la « compétitivité » des rémunérations versées), au titre de 2025, variant de 6,7 % pour les niveaux supérieurs à 11,4 % pour les niveaux inférieurs.

Une augmentation collective salariale néanmoins toute relative…

Avec une inflation estimée à 4,5 % en 2025 et en tenant compte de l’augmentation annuelle automatique de 0,8 %, l’effort supplémentaire, réellement consenti en 2025 par l’administration au titre du rattrapage du cadre salarial, aura donc été compris entre 1,4 % et 6,1% !

…Et largement insuffisante malgré les efforts consentis par le Département !

Malgré cette augmentation du cadre salarial accordée par le Département, force est de constater, en toute objectivité, que cette hausse n’est pas à la hauteur des écarts de rémunération constatés avec les autres ambassades. En effet, après 10 ans sans revalorisation salariale et en dépit de la volonté du poste en 2024 – et nous saluons son action – de s’attaquer enfin à ce problème, le décrochage reste grand.

  • Une étude comparative indépendante et édifiante des salaires

Sollicitée par les représentants du personnel, l’ambassade a bien voulu prendre les conseils d’un cabinet spécialisé indépendant qui a mené une étude comparative des salaires versés aux agents de droit local (ADL) par douze ambassades européennes présentes à New Delhi.

Des conclusions défavorables et sans appel

Les conclusions de cette étude sont sans appel : les agents recrutés localement par l’ambassade de France sont aujourd’hui beaucoup moins bien rémunérés que leurs pairs des autres missions diplomatiques en Inde. En effet, notre ambassade fait partie du dernier tiers des ambassades qui paient le moins bien leurs recrutés locaux.

Ainsi, l’enquête a établi que les ADL employés par la France sont rémunérés 35 % de moins que la moyenne de ceux faisant partie de l’échantillon des douze ambassades européennes, avec un écart significatif proche de 50% pour les niveaux supérieurs du cadre salarial. Et encore, ce chiffre de 35 % est-il très certainement à majorer puisque de nouvelles revalorisations devraient être mises en place prochainement par plusieurs représentations diplomatiques.

Une grande déception, du désespoir et une profonde incompréhension des collègues ADL

Fait extrêmement rare dans un pays où la culture de la revendication sociale est peu répandue, les langues se sont déliées auprès de la hiérarchie locale pour exprimer leur grande déception face au manque d’attractivité de leurs salaires même révisés à la hausse. Les ADL ont ainsi interpelé les représentants du personnel en leur exprimant leur désespoir et leur profonde incompréhension face à cette situation.

  • Le dialogue social doit se concrétiser par de réelles avancées pour les agents

Aujourd’hui, au-delà de la crise due à l’incompréhension des membres du personnel local face à la réponse budgétaire qui a été apportée par le Département, s’ajoute en plus une crise de confiance envers le poste quant à sa capacité à pouvoir régler la situation financière des agents. C’est la raison pour laquelle les représentants du personnel ont demandé l’organisation d’un CSAPE exceptionnel, le 18 novembre dernier, lors duquel ils ont sollicité une révision à la hausse de la revalorisation du cadre salarial, une demande légitime qui a dû parvenir par NDI à l’administration centrale.  

La rémunération des agents de droit local ne doit pas servir de variable d’ajustement budgétaire    

Notre organisation est bien consciente des difficultés budgétaires actuelles de la France – qui n’est toutefois pas une nouveauté en soi – mais nous estimons que celles-ci ne doivent pas servir de prétexte pour considérer la rémunération des ADL comme une variable d’ajustement des finances publiques. Au contraire, il nous apparaît nécessaire de briser ce carcan « perdant-perdant » en évitant d’ajouter de la déception et de la rancœur à une situation salariale que les agents locaux ressentent déjà comme une injustice sociale.

* * *

Compte tenu de tous les éléments évoqués à l’appui de la révision du cadre salarial en Inde, la CFDT-MAE serait reconnaissante au Département de bien vouloir porter une attention toute particulière et bienveillante à cette demande de revalorisation.

Thèmes : Cadre salarial, CSAM, Dialogue social, Inde, Recrutés locaux, Rémunération

Fin de l’abattement de 50% des IRE des agents A et B en cas de congés dits « de mutation » ! La CFDT-MAE se félicite d’avoir été entendue par l’administration !

31 décembre 2025

  • Fin de l’abattement de 50 % pour les IRE des agents de catégorie A et B

A compter du 1er janvier 2026, il est mis fin au dispositif inique d’abattement de 50% de l’indemnité de résidence auquel étaient injustement soumis les agents de catégorie A et B en situation de congés annuels dits « de mutation » bénéficiant d’une autre affectation à l’issue de leur séjour en poste.

La CFDT se félicite de cette décision – désormais effective – de l’administration qui mettra dès demain sur un pied d’égalité l’ensemble des agents servant à l’étranger !

C’est une réponse à l’une des revendications de longue date de la CFDT-MAE qui pourra désormais bénéficier, comme nous l’avions demandé au Ministre dans notre discours du 11 de ce mois, à l’ensemble des collègues A et B qui changeront d’affectation à l’été prochain.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le texte afférent publié, ce jour, au JORF : Décret n° 2025-1420 du 30 décembre 2025 modifiant le décret n° 67-290 du 28 mars 1967 (en particulier l’article 6 modifiant l’article 23 du Décret 67-290).

Thèmes : Administrateurs de l'État, Catégorie A, Catégorie B, conseillers des affaires étrangères, CSAM, Dialogue social, IRE, Ministre, ministres plénipotentiaires, secrétaire de chancellerie, secrétaire des Affaires étrangères

Mécontentement des agents expatriés concernant leurs demandes de remboursement des dépenses de santé – CSAM du 12 décembre

30 décembre 2025

A l’occasion de la seconde journée du CSAM, la CFDT-MAE, après avoir remercié la Délégation à la solidarité et à l’engagement (DSE) pour sa note très complète sur la protection sociale complémentaire (PSC), est intervenue pour relayer les grandes difficultés des collègues de l’étranger mécontents de la bascule simultanée à la fois du portail de la mutuelle MGEN vers AMELI et du parcours d’affiliation obligatoire vers le nouveau contrat collectif de complémentaire « santé ».

En effet, depuis le 12 novembre 2025, les agents expatriés du Ministère rencontrent les plus grandes difficultés à effectuer leurs demandes de remboursement de soins via leur espace MGEN (régime obligatoire).

Ainsi, les agents n’ont plus accès à la rubrique « demande de remboursement » et ne peuvent donc plus déposer leurs feuilles de soins et leurs factures dans leur espace personnel et doivent désormais créer un compte personnel AMELI après avoir mis à jour leur carte Vitale auprès d’un professionnel de santé (pharmacien ou professionnel de santé). Et faute d’un remboursement de la sécurité sociale, les agents sont également privés d’un remboursement de leur mutuelle actuelle.

Comme le Département l’a rappelé dans sa note, et comme la MGEN aurait pu s’en douter, les agents affectés à l’étranger ne peuvent effectuer cette démarche puisque ne rentrant qu’occasionnellement en France et n’ayant pas forcément l’occasion de confier leur carte Vitale à un proche venu leur rendre visite et qui aurait pu accomplir cette formalité à leur place, une fois revenu en France.

Après intervention de l’administration pour résoudre cette situation, la MGEN a accepté que les agents de l’étranger, dans l’attente de la création de leur compte AMELI, puissent continuer à transmettre leurs demandes de remboursement, via leur espace MGEN réouvert et ce, jusqu’au 31 décembre 2026. 

Toutefois, à ce jour, les demandes de remboursement des collègues intégrées dans l’espace client ne sont toujours pas traitées puisque les agents de la MGEN, chargés de gérer ces dossiers, ont signalé que l’interface ne fonctionnait pas (ils ne voient plus les demandes de remboursement déposées après le 12 novembre).

Ainsi, la CFDT-MAE sollicite le Département afin qu’il invite la mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN) à revenir au système d’avant le 12 novembre pour pouvoir traiter, sans délai, les dossiers de demandes de remboursement de soins déjà intégrés et ceux à venir dans l’espace personnel des agents, afin qu’ils ne soient plus pénalisés financièrement au vu des frais médicaux avancés.

Thèmes : CSAM, Dialogue social, Expatriation, Postes à l'étranger, Protection sociale complémentaire, PSC, Santé, Soins médicaux

Afin de compenser l’entrée en vigueur de la PSC, la CFDT revendique un temps de séjour à 10 mois pour les agents affectés aux États-Unis

30 décembre 2025

La CFDT-MAE est intervenue au cours de la première journée du comité social d’administration ministériel (CSAM), pour appeler l’attention du Président de cette instance sur la situation particulière des collègues expatriés affectés aux États-Unis, à la suite de la prochaine entrée en vigueur de la protection sociale complémentaire (PSC).

  • Des conséquences lourdes pour les agents expatriés et le Département

En effet, la mise en œuvre de la PSC au 1er janvier 2026, qui limite la couverture santé à 90% des dépenses d’hospitalisation réellement engagées (au lieu de 100% avec l’ancien contrat de la MAEE), va entraîner un certain nombre de conséquences sanitaires et financières lourdes, tant pour les agents que pour le Département, dans un pays où les factures des hôpitaux atteignent souvent des dizaines de milliers de dollars, y compris pour les enfants, voire des centaines de milliers en cas de complications et même, dans les cas les plus graves, des millions de dollars.

  • La CFDT-MAE demande de ramener le temps de séjour à 10 mois

L’expert de la CFDT-MAE a donc demandé en séance à l’administration que le temps de séjour aux États-Unis soit revu et ramené de 20 mois à 10 mois, une durée qui permettrait :

  • d’éviter les ruptures de suivi médical pour les agents expatriés et leurs familles, en particulier les enfants, les conjoints et les agents ayant des besoins de santé réguliers ;
  • de réduire considérablement les avances de frais médicaux, souvent très élevées aux États-Unis ;
  • d’offrir aux personnels une plus grande souplesse pour se faire soigner en France, évitant ainsi d’avoir à supporter 10 % des frais d’hospitalisation et d’accouchement dans le système de santé américain, un reste à charge insoutenable financièrement par les agents expatriés ;
  • de contenir le coût de la prise en charge de 50% de la cotisation d’équilibre par l’employeur, qui sera ajustée en fonction du niveau des remboursements médicaux assurés par le groupement de mutuelles MAEE/MGEN.

* * *

Pour la CFDT-MAE, il est essentiel de pouvoir répondre aux inquiétudes légitimes des agents expatriés aux États-Unis, liées à la mise en place de la nouvelle couverture santé, en prenant des mesures compensatoires telles que la diminution de la durée du temps de séjour, la mise en place d’une surcomplémentaire collective de santé, la révision de la couverture des frais d’hospitalisation et d’accouchement sur le territoire américain ou bien encore la revalorisation des groupes d’IRE.

Thèmes : Conditions d'expatriation, CSAM, Dialogue social, expatriation familiale, Santé, Temps de séjour à l'étranger

Mise en place de la complémentaire santé pour les ADL français aux États-Unis – CSAM du 12 décembre 2025

30 décembre 2025

Lors de la deuxième journée du CSAM et dans le prolongement des échanges, la veille, avec le Ministre, la CFDT-MAE est revenue, en présence de la haute hiérarchie du Département, sur les conséquences de la mise en œuvre de la complémentaire santé aux États-Unis pour les ADL français encore affiliés à la mutuelle des affaires étrangères et européennes.

  • Une annonce tardive et anxiogène pour les agents

En effet, peu avant la mise en place, au 1er janvier 2026, de la protection sociale complémentaire (PSC), les agents de droit local français avaient appris, par un courriel de la mutuelle des affaires étrangères et européennes (MAEE) daté du 17 novembre, que leur couverture prendrait fin au 31 décembre 2025, sans information préalable ni dispositif d’accompagnement, alors même que nombre d’entre eux cotisent depuis de très nombreuses années.

Certes, une communication précédente de la MAEE leur avait indiqué la possibilité d’un maintien temporaire de l’affiliation pour une période transitoire de six mois, mais sans que cette option n’ait été clairement confirmée par la suite.

  • La CFDT-MAE remercie le Ministre et l’administration centrale et salue l’action et la réactivité de notre ambassade à Washington

En séance, notre expert a tenu à remercier, au nom de la CFDT, le Ministre et l’administration centrale à la suite de l’annonce faite hier de la prise en charge de 2/3 du coût de la mutuelle MGEN Magenta aux États-Unis pour les collègues concernés (Français ou binationaux), hors ayants droit, ainsi que notre ambassade à Washington pour l’important travail effectué pour identifier une solution de continuité.

Au-delà de cette solution locale naturellement bienvenue, la CFDT-MAE demande que cet accompagnement ne reste pas l’exception mais puisse être reproduit, selon des modalités adaptées, dans d’autres postes où les coûts de santé sont particulièrement élevés et les montants de cotisation à une complémentaire santé prohibitifs. Même si la souscription à une complémentaire relève d’une démarche individuelle pour les recrutés locaux, il importe que l’employeur veille à ce qu’aucun agent ne soit laissé seul face à une transition susceptible d’être anxiogène.

  • Des points demeurent en suspens

Aux États-Unis, malgré cette avancée capitale et l’effort budgétaire consenti par le Département, tout n’est pas réglé pour autant et il demeure indispensable de permettre la continuité du remboursement des soins pour les ADL et de supprimer les délais de carence en prévoyance (modalités de la transition entre la MAEE et MGEN Magenta), puisqu’il ne s’agit pas d’un changement volontaire mais d’une réforme imposée, et d’accompagner au mieux les collègues engagés dans des parcours de soins lourds.

La CFDT-MAE revendique, par ailleurs, une meilleure garantie de remboursement en demandant la suppression :

– du plafond annuel de prise en charge des frais de maternité limité à 7 000 € (un accouchement sans complications dans un hôpital public américain coûte au moins 20 000 USD) ;

– de la limitation du forfait de remboursement de 120 € pour les consultations et visites de médecins généralistes et spécialistes américains (très insuffisant au regard des tarifs locaux).

Enfin, la CFDT-MAE sera attentive à la mise en œuvre de la prise en charge de l’employeur de la mutuelle MGEN Magenta à l’Institut français des États-Unis – Villa Albertine, établissement à autonomie financière qui devra trouver les ressources nécessaires sur son budget propre pour financer cette mesure nouvelle.

Thèmes : CSAM, Dialogue social, Ministre, Protection sociale complémentaire, PSC

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Marylise Léon présente la CFDT

https://youtu.be/mLU9Wqmyico

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La CFDT-MAE demande que les travaux urgents et nécessaires à la Résidence de France à Helsinki soient réalisées dès 2026 !

L’ambassade de France en Inde rémunère 35% de moins ses recrutés locaux que ceux employés par les autres ambassades sur place !

Toute l’équipe de la CFDT-MAE vous présente ses meilleurs vœux pour 2026 !

Fin de l’abattement de 50% des IRE des agents A et B en cas de congés dits « de mutation » ! La CFDT-MAE se félicite d’avoir été entendue par l’administration !

Mécontentement des agents expatriés concernant leurs demandes de remboursement des dépenses de santé – CSAM du 12 décembre

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