
Alors que le ministre a estimé plus important de passer à Londres féliciter les judokas que de recevoir la CFDT, alors que le dialogue social à l’administration centrale est au point mort depuis deux mois et demi, les recrutés locaux continuent de se mobiliser contre la mesure inique consistant à amputer le rattrapage coût-vie (inflation constatée dans les postes) du montant de l’inflation constatée… en France !
La fin des vacances est proche et nos revendications ne sont pas des châteaux de sable que la mer emportera.
Il suffit de lire, par exemple, le courrier ci-dessous adressé par la section CFDT du Chili pour s’en convaincre.

Le groupe de travail sur le recrutement local, en sommeil depuis de longs mois, a été réactivé quelques jours avant le comité technique ministériel (CTM), sans doute pour déminer le terrain. Eh bien, question déminage c’est raté ! L’administration rappelle que 5 185 RL sont employés dans le réseau diplomatique et consulaire et 3 540 dans les établissements à autonomie financière (EAF) du réseau culturel. Des crédits à hauteur de 3 M€ et de 1,5 M€ ont été mobilisés en 2011 et 2012 sur le retour catégoriel en faveur des recrutés locaux.
En marge du groupe de travail sur la situation des recrutés locaux, la CFDT-MAE a interrogé les représentants de la DRH (RH1 et RH3) sur les perspectives en matière d’emploi pour 2012 et 2013 (plafond d’emploi et masse salariale), sur les orientations GRH et sur les marges de manœuvre qui pourraient se trouver réduites avec la fin du «retour catégoriel» (réinjection dans la masse salariale de la moitié des économies réalisées par le non remplacement d’un agent sur deux partant en retraite).