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Précarité des personnels, service public en berne, menaces sur le réseau culturel : la LDS d’été est en ligne !

10 juillet 2019

La livraison d’été de la « Lettre du syndicat » (désormais bimestrielle) est en ligne.

Retrouvez-y les sujets qui ont fait l’actualité du Comité technique ministériel (CTM) des 5&6 juin :

  • l’opposition de la CFDT- MAE au registre d’état civil électronique (RECE),
  • la dénonciation des effets de la réforme de la Fonction publique,
  • l’accent mis sur la précarisation des agents (contractuels, CRSP, V.I., vacataires…),
  • l’avenir peu lisible du réseau culturel,
  • … et des irrégularités en nette hausse dans les évaluations des agents titulaires ou de droit local.

Lisez, faites-lire, bonnes vacances, bonnes prises de fonctions, et à très vite !

294 juillet août 2019Télécharger

Thèmes : CDD, CDI, CTM, Etat-civil, Evaluation, FANEV, fonction publique, réseau culturel, SCEC, Vacataire, VI

Harcèlement sexuel et agissements sexistes : vers la tolérance zéro au MEAE !

10 juillet 2019

La cellule d’écoute et de suivi des victimes de violences sexuelles et sexistes, confiée au référent déontologue, a été mise en place au sein du ministère le 6 mars 2018.

Sylvie Playout et Jean-François Blarel, membres de la cellule, ont rencontré le 26 juin à Nantes les membres des organisations syndicales/membres du CHSCT.

Pour les victimes de tels agissements, plusieurs canaux de signalement existent (sur Diplonet suivre le chemin : Accueil > Ministère > Egalité Femmes/Hommes > Lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes ) Les syndicats ont également un rôle de relai, sans qu’il soit nécessaire d’identifier les agent(e)s qui ne souhaitent pas l’être. Au MEAE, la libération de la parole progresse ; le déontologue et son assistante ont tenu à instaurer un climat de confiance afin que les signalements soient faits. Après un signalement suffisamment étayé par des éléments de preuve, la DGA et la Sous-direction des affaires juridiques internes (SAJI) sont saisies et procèdent à une enquête. la SAJI est habilitée à saisir si nécessaire le Procureur de la République, la justice étant très réactive ensuite.  Le harcèlement sexuel est un délit puni d’emprisonnement et de lourdes amendes, tout cela étant majoré en cas de circonstances aggravantes telles que l’abus d’autorité. Des sanctions disciplinaires sont également prévues . Toutefois, si l’affaire est classée sans suite, rien ne reste dans le dossier de l’agent.

Les chiffres :

– En 2018 : 7 signalements de mars à décembre,

– En 2019 : 17 signalements à ce jour, dont 9 mises en cause, 5 agissements sexistes, 8 agressions sexuelles. 9 signalements en centrale, 8 à l’étranger.

Les actions de prévention :

La diffusion de l’information et la prévention sont importantes ; le sujet est désormais évoqué lors de la conférence des Ambassadeurs. Les stagiaires et les VI sont les plus vulnérables, ainsi que les agents recrutés locaux. Les documents d’information sont progressivement traduits pour les agents locaux et il est prévu que des sessions de formations soient mises en place également en poste.

Un travail et des actions futures similaires sont également prévus par le référent déontologue en matière de harcèlement moral.

Les débats avec les organisations syndicales se poursuivront sur tous ces sujets et la CFDT continuera d’y prendra toute sa part.

Thèmes : agissements sexistes, Harcèlement moral, harcèlement sexuel, sexisme

La CFDT soutient le mandat d’une médiatrice aux attributions renforcées – CTM des 5 et 6 juin 2019

6 juillet 2019

Au dernier CTM des 5 et 6 juin, notre organisation syndicale a rappelé son soutien à la présence d’une médiatrice ou d’un médiateur interne au MEAE, une institution que la CFDT-MAE a souhaité voir mise en place dès 2008.

Un positionnement et un cadre d’intervention clairs

La médiatrice du Département, Madame Caroline Dumas, a été nommée le 15 janvier 2019 pour une durée de 3 ans et est directement rattachée au Secrétaire général. La lettre de mission du Ministre précise le cadre juridique de ses interventions de médiation dite « libre » d’une part et de médiation préalable obligatoire d’autre part. La lettre souligne, par ailleurs, la nécessaire équité et le devoir de confidentialité et d’impartialité devant guider toute médiation et la recherche d’une solution consensuelle, satisfaisante et durable pour toutes les parties.

        La médiation dite « libre »

L’arrêté modifié du 4 septembre 2017 relatif au médiateur des affaires étrangères autorise le déclenchement d’une mission de médiation dite « libre » pour tout agent du Département et toute organisation syndicale souhaitant la résolution amiable de leurs différends avec l’administration relatifs aux relations de travail et au déroulement de carrière. Les agents concernés sont les agents de droit public (fonctionnaires et contractuels) et ceux de droit privé du réseau diplomatique et consulaire (recrutés locaux hors Instituts français et centres culturels binationaux).

Un périmètre qui exclut à ce stade les ADL du réseau culturel

En séance, la CFDT a regretté l’exclusion des collègues de droit local du réseau culturel et de coopération du champ de la médiation libre. En réponse, la médiatrice a indiqué que son périmètre d’intervention était actuellement limité aux seuls agents du Département sous plafond d’emplois mais a précisé qu’elle n’écartait pas systématiquement l’étude de leurs demandes, bien que leurs dossiers ne puissent être traités dans le cadre du dispositif réglementaire de médiation.

Une vingtaine de demandes sont parvenues à la médiatrice

Depuis la mi-janvier 2019, une vingtaine de demandes parvenues à la médiatrice ont abouti à l’ouverture d’un processus de médiation dite « libre ». Les dossiers de ces agents, de toutes catégories (A, B et C) et de tous statuts (titulaires, CCD et CDI), concernent des différends indemnitaires, de carrière ou de droits sociaux et de relations au travail.

        La médiation préalable obligatoire

Le décret n° 2018-101 du 16 février 2018, pris pour l’application du IV de l’article 5 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIème siècle, a pour objet la mise en œuvre de l’expérimentation d’une procédure appelée de « médiation préalable obligatoire » (MPO) avant la saisine du juge administratif, en particulier dans certains litiges de la fonction publique de l’Etat. Ce décret prévoit que la MPO est assurée par le médiateur des affaires étrangères pour les litiges concernant les agents publics du Département.

La médiation précontentieuse concerne tous les agents publics du MEAE

A titre expérimental, les recours contentieux susceptibles d’être présentés, jusqu’au 18 novembre 2020, par les fonctionnaires et agents contractuels de droit public du Ministère à l’encontre de décisions énumérées à l’article 1er du décret 2018-101 (décisions individuelles défavorables) doivent faire l’objet d’une médiation préalable.

Quelles sont les décisions individuelles défavorables concernées ?

Il s’agit de décisions administratives individuelles défavorables relatives notamment à la rémunération, au détachement, à la disponibilité, aux congés non rémunérés et au réemploi des agents contractuels, à la réintégration, au classement à la suite d’une promotion interne, à la formation professionnelle, aux mesures appropriées en faveur des travailleurs handicapés, à l’aménagement des conditions de travail pour certains fonctionnaires.

Bilan provisoire de la médiatrice (fiche de travail)

La médiatrice signale que deux tribunaux administratifs, celui de Paris et celui de Nantes ont, à ce stade, rejeté les deux requêtes déposées par deux agents du Ministère et ont demandé l’ouverture d’une médiation avant tout examen de ces dossiers. Le tribunal administratif de Paris a confirmé sa demande par une ordonnance qui désigne la médiatrice du Ministère pour assurer cette médiation préalable. Ces médiations doivent être menées dans un délai de trois mois et interrompent les délais de recours contentieux.

Par ailleurs, le Défenseur des droits vient de saisir le Département d’une demande de médiation.

La CFDT, qui réfléchissait à l’institution d’un médiateur depuis 2007, a favorablement accueilli le texte présenté en CTM en novembre 2015, et a constaté avec intérêt son meilleur ancrage en 2016. C’est dans le cadre du groupe de travail sur la prévention des risques psychosociaux qu’a été soulignée l’idée que les acteurs en matière de risques psychosociaux se rapprochent du Médiateur et la CFDT compte beaucoup sur une synergie en ce domaine. La saisine du Médiateur qui interrompt les délais de recours contentieux et de prescription est de nature à donner toute sa chance à la procédure de médiation sans que l’intéressé se situe sur une même séquence à la fois dans la conciliation et dans une optique contentieuse. La CFDT n’a eu de cesse, depuis le départ du premier titulaire du poste, de demander la nomination d’un successeur. Une médiatrice a été nommée en janvier 2019, avec un périmètre d’action élargi, puisque sa saisine est rendue obligatoire avant toute démarche contentieuse pour ce qui est de la plupart des décisions administratives individuelles défavorables.

Thèmes : CTM

La CFDT interpelle le DGM sur la situation des ADL français au Maroc – CTM des 5 et 6 juin 2019

30 juin 2019

Au dernier CTM des 5 et 6 juin, la CFDT a interpellé le Directeur général de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement international sur les difficultés d’obtention d’un visa de travail pour les recrutés locaux français au Maroc. En effet, les collègues de droit local de l’institut français du Maroc (IFN) nous ont alertés sur les lourdes difficultés auxquelles ils sont confrontés sur place, et ceci en contradiction avec les propos rassurants tenus par la Direction générale de la mondialisation.

Difficultés d’obtention des titres de séjour pour les ADL français au Maroc

En effet, depuis 1 an et demi, la situation des ADL français du réseau culturel – mais aussi scolaire et consulaire – est effectivement très compliquée au Maroc, puisque l’obtention et le renouvellement des titres de séjour sont soumis désormais à l’obtention d’une autorisation locale d’embauche accordée sous la forme d’un visa apposé sur le contrat de travail.

Peu ou pas d’information pour les agents sur place

Sur place, les ADL n’ont toujours que très peu d’éléments concernant leurs cartes de séjour, et plusieurs agents qui ont écrit au Ministre et adressé leur courrier par email, n’ont obtenu aucune réponse jusqu’à présent.

Récemment et uniquement par oral, les agents ont été informés que les négociations avec le Ministère du Travail marocain étaient en bonne voie, que le gouvernement marocain acceptait de modifier certaines clauses du contrat de travail étranger (CTE) et qu’il restait un sixième article dans le CTE à rédiger pour que les agents de l’IFM puissent conserver le bénéfice de leur ancienneté et leurs droits acquis. Il a été indiqué aux agents qu’ils ne perdraient aucun avantage par rapport à leurs contrats actuels si l’ensemble du processus de négociation étaient mené à bien.

A l’issue de cette rencontre, l’IFM a demandé aux agents de leur fournir expressément (et par anticipation) des éléments pour la constitution de leurs demandes de CTE (CV, copies des diplômes, passeports, cartes de séjour, etc.)

La CFDT-MAE rappelle l’extrême urgence à agir à quelques semaines de la fin de la dérogation accordée par les autorités marocaines

A la mi-mai, les agents inquiets n’avaient toujours aucun élément concret, factuel ou écrit, auquel se rattacher. C’est une situation extrêmement inquiétante pour les agents, notamment ceux en CDI car le dit CTE est un CDD d’un an, renouvelable à la discrétion du ministère du travail marocain et assujetti à l’autorisation de l’ANAPEC, le pôle emploi local. Les recrutés locaux, un peu partout au Maroc, commencent à s’impatienter et craignent d’être mis au pied du mur en juillet, à devoir signer un document à la dernière minute sous peine de devoir quitter le Maroc (pour rappel l’échéance est prévue au 15 juillet 2019).

Tout dernièrement, le Ministère du travail marocain a effectivement fait une première proposition de texte qui n’a pas été acceptée pour une question de formulation selon nos collègues au Maroc. Apparemment, les négociations sont toujours en cours…

En séance, la CFDT n’a pas obtenu de réponse claire de la DGM sur la situation précaire et angoissante que vivent les collègues RL au Maroc (plusieurs RL ont d’ailleurs déjà démissionné). Notre organisation continuera à porter ce dossier devant l’administration tant qu’une solution pérenne et satisfaisante n’aura pas été trouvée pour l’ensemble des agents concernés.

Thèmes : ADL, CTM, maroc

L’harmonisation des plans de santé au Brésil est un sujet prioritaire pour la CFDT – CTM des 5 et 6 juin 2019

21 juin 2019

Au dernier CTM des 5 et 6 juin, la CFDT est intervenue pour la poursuite de l’harmonisation de la contribution du Département aux plans de santé de tous nos postes au Brésil.

Des plans de santé différents entre Brasilia et les postes consulaires

Ces plans de santé, indispensables à nos collègues recrutés locaux compte tenu du faible niveau de soin offert par l’Etat Brésilien, ont été négociés collectivement pour l’ambassade à Brasilia, et individuellement pour les agents des consulats généraux au Brésil (Rio de Janeiro, Sao Paulo et Recife). En 2012, une tentative d’harmonisation pour basculer tous les agents des consulats généraux sur un plan de santé collectif n’a pu aboutir.

Alerte des représentants CFDT au Brésil

Depuis de nombreuses années, les agents de droit local du Brésil ont tiré la sonnette d’alarme sur leurs difficultés à faire face aux augmentations successives des plans de santé. En effet, les cotisations, réévaluées annuellement par les compagnies d’assurance, sont en constantes hausses et l’augmentation varie entre 79 et 82% pour la période 2013 – 2018.

Jusqu’à présent, la contribution du Département s’élevait à 787 réaux brésiliens par mois pour les agents en poste à Brasilia, alors que pour les autres postes elle s’élevait à 456 réaux.

Alertée par ses élus, la CFDT-MAE a écrit au sous-directeur des personnels contractuels (RH3) afin de relayer les revendications des collègues sur place.

La CFDT-MAE obtient une réelle avancée dès 2019

En réponse à son courrier, la CFDT-MAE obtient une réponse positive de l’administration en faveur d’une meilleure prise en charge de la couverture santé des agents de droit local des consulats généraux au Brésil.

Nous saluons la décision de la DRH, en particulier celle de la sous-direction RH3, pour l’effort consenti en 2019 de réduction de l’écart entre les prises en charge de l’ambassade et des autres postes à hauteur de 31,60%, ce qui représente une réelle avancée pour les collègues de Rio de Janeiro, Sao Paulo et Recife.

Un premier pas important qui doit être poursuivi

Pour la CFDT-MAE, Il s’agit d’un premier pas important vers l’harmonisation de la contribution du Département aux plans de santé des agents ADL au Brésil et il faut bien sûr que le réajustement se poursuive afin d’atteindre un niveau semblable de remboursement entre tous les recrutés locaux. C’est un sujet prioritaire que la CFDT-MAE, ses élus locaux et les agents sur place continueront à suivre avec beaucoup d’attention.

Thèmes : CTM

La CFDT vote pour la dématérialisation des bulletins de paye – CTM des 5 et 6 juin 2019

14 juin 2019

Au dernier CTM des 5 et 6 juin, la CFDT a voté en faveur du projet d’arrêté ministériel de mise en place et de conservation, sur support électronique, des bulletins de paye des agents du Département. Ce projet porte application, pour le MEAE, du Décret n° 2016-1073 du 3 août 2016.

La CFDT-MAE n’y voit que des avantages

En effet, la CFDT-MAE n’y voit que des avantages en termes :

– d’accessibilité pour les agents aux bulletins de paye ;

– de réduction des coûts.

Fin des mises sous pli des bulletins « papier » par le CSRH

Cela signifie également la fin des mises sous pli des bulletins « papier » par les collègues du CSRH.

Qui est concerné et quand ?

L’ensemble des personnels (fonctionnaires, agents contractuels de droit public et volontaires civils internationaux) dont la paye est assurée par le Département et imputée sur un programme budgétaire du Ministère.

Le MEAE mettra ce nouveau service à la disposition des agents à partir du mois d’août 2019 (paye de juillet).

Accessibilité et durée de conservation

Chaque début de mois, les agents seront informés par courriel de la mise à disposition de leur bulletin de paie du mois précédent. Les agents devront se connecter sur le site de l’ENSAP (Espace Numérique Sécurisé des Agents Publics) de la direction générale des finances publiques (DGFIP) pour consulter et télécharger et/ou imprimer leur bulletin de paie, en fonction de leurs besoins.

La conservation des bulletins de paye numériques par la DGFIP est prévue jusqu’à 5 années au-delà du départ en retraite.

Fin des bulletins « papier » prévue en 2020

La transmission des bulletins de paie au format numérique a vocation à totalement remplacer la transmission des bulletins de paie «  papier ». Ces derniers cesseront d’être adressés aux agents à compter du 1er février 2020 (paie du mois de janvier 2020) et le dernier bulletin transmis sous la forme papier sera celui du mois de décembre 2019.

Propositions d’évolution des IRE : des avancées réelles pour les C et les ASIC, mais le compte n’y est toujours pas ! – la CFDT-MAE s’abstient au CTM

5 juin 2019

Comme certains d’entre vous le savent, la DAF, en lien avec la DRH, a récemment présenté aux organisations syndicales, lors de deux réunions, un projet de réforme des indemnités de résidence à l’étranger (IRE) des agents de catégorie C.

·        En quoi consiste le projet d’évolution des IRE à l’étranger ?

Ce projet vise à reclasser les fonctions bénéficiant actuellement d’un groupe 12 d’IRE vers le groupe 11, plus favorable, avec un gain moyen de l’ordre de 300 à 600 euros bruts mensuels par agent et selon le calendrier suivant :

– au 1er septembre 2019 pour tous les gestionnaires comptables, administratifs, techniques des secrétariats généraux d’ambassade et des régies ;

– au 1er septembre 2020 pour tous les agents C affectés sur des fonctions d’agent consulaire (administration des français à l’étranger, état civil, affaires sociales, affaires diverses de chancellerie) ;

– enfin, au 1er septembre 2021 pour les gestionnaires courrier et archives et les secrétaires (autres que les secrétaires de chef de poste déjà classées en grille 11).

Le coût de cette réforme est estimé à 5,3 M€ par la Direction des affaires financières et est financé à hauteur de 5,1 M€ par l’abandon de la « survocation » des agents A et B et à hauteur de 0,2 M€ par la baisse du groupe 1 d’IRE.

·        Une réforme imparfaite et sans budget supplémentaire

Dès le départ, nous avons regretté que le projet présenté par l’administration, peu ambitieux, ne concerne pas tous les agents et implique notamment :

– la mise en œuvre trop progressive du reclassement des fonctions des adjoints de chancellerie sur 3 ans et à budget constant ;

– la fin de la « survocation » des CAE, SAE et SCH (zones A et B des actuels arrêtés d’emplois de vocation à l’étranger), contrepartie financière exigée par l’administration pour financer cette réforme ;

– la non-inclusion des ASIC et des SESIC et des contractuels de droit public dans les nouveaux tableaux dits « universels » des emplois de vocation à l’étranger, faute de moyens financiers supplémentaires alloués à ce projet.

Ce projet en l’état ne nous convenait pas et nous avions décidé d’en demander le retrait à l’administration.

·        L’administration revoit partiellement sa copie

En accord avec la DRH, la DAF a décidé de présenter un projet modifié au CTM des 5 et 6 juin 2019. Ce texte prévoit d’intégrer les mesures suivantes pour les ASIC :

– Reclassement des fonctions de responsable de CRASIC de 2ème classe, du groupe 8 au groupe 7 d’IRE ;

– Classement des fonctions d’adjoint au responsable de tous les CRASIC au groupe 8 (auparavant seuls les adjoints de responsable de CRASIC hors classe bénéficiaient du groupe 8 d’IRE).

Le coût de cette proposition est estimé à 140 000 euros environ et sera financé par une augmentation de la baisse des IRE du groupe 1 à hauteur de 300 000 euros (au lieu de 200 000 € dans le projet initial).

La CFDT considère qu’il s’agit d’une réelle avancée pour les collègues ASIC. A l’inverse, aucune mesure nouvelle concernant les SESIC, les CDD et les CDI n’a été intégrée au dispositif.

·        La CFDT-MAE s’abstient lors du vote

Malgré une réforme imparfaite, inachevée et à coût constant – que la CFDT n’approuve pas – nos élus au CTM ont décidé de ne pas émettre un avis défavorable au projet pour ne pas retarder le reclassement des ASIC et des adjoints de chancellerie sur un groupe d’IRE plus favorable. Les élus CFDT se sont donc abstenus au moment du vote au CTM.

Une question d’équité et de justice sociale

Car pour la CFDT, le reclassement des fonctions du groupe 12 au groupe 11, est une question d’équité et de justice sociale qui va bénéficier à 730 agents dont 209 gestionnaires comptables, administratifs et techniques, dès le 1er septembre prochain.

Un fort sentiment d’iniquité parmi les agents C

En effet, compte tenu de l’évolution du réseau, des métiers consulaires et du format des postes, il existe aujourd’hui un fort sentiment d’iniquité parmi les agents C entre ceux bénéficiant d’un groupe 11 d’IRE sur des fonctions « visas », « secrétaire de chef de poste », « agent ressources » ou « Intendant / cuisinier » et ceux étant classés sur des fonctions autres, moins favorables financièrement, comme, par exemple, l’administration des Français ou les métiers de gestion. Ce sentiment est d’autant plus fréquent que le déploiement de l’externalisation, dans certains postes, n’impose plus de contact direct avec les demandeurs de visas et qu’à l’inverse, dans ceux de petite taille, la pratique du binômat (voire du « trinômat » dans certains cas !) ou du remplacement systématique des collègues d’autres services, pendant les absences et les congés, est très répandue.

Notre organisation syndicale a rappelé, comme l’a démontré les réponses à notre grande enquête sur les catégories C, que 78% des agents de catégorie C estiment que le classement actuel entre les groupes d’IRE (de 10 à 12) n’est pas adaptée et 66% pensent même qu’il ne correspond pas à la réalité des fonctions exercées au sein de leur poste.

·        Les points vérifiés par la CFDT-MAE

Auparavant, notre organisation syndicale s’est assurée auprès de la DAF que :

– la fin du dispositif de « survocation » ne touchera pas les agents déjà en poste ;

– le reclassement, étalé sur 3 ans selon les fonctions exercées par les agents, concernera bien tous les collègues C, y compris ceux déjà affectés en poste les années précédentes ;

– la mise à contribution effective des ambassadrices et des ambassadeurs (groupe 1 d’IRE), afin d’assurer l’équilibre financier de la réforme.

Ce projet présente, par ailleurs, une progression plus favorable des groupes d’IRE de la filière « diplomatie gestion » des secrétaires des affaires étrangères et des secrétaires de chancellerie par rapport à ceux des actuels tableaux de vocations de la zone C (pays réputés les moins difficiles).

Commentaires :

Malgré la prise en compte, par l’administration, de nos revendications de reclassement des fonctions des agents de catégorie C du groupe 12 vers le groupe 11, plus favorable, et d’un classement amélioré des fonctions des ASIC au sein des CRASIC, le compte n’y est toujours pas.

La CFDT-MAE a bien conscience des limites de cette réforme qu’elle considère comme une occasion manquée pour l’administration qui a décidé de ne pas consacrer de moyens financiers suffisants pour y inclure tous les collègues.

En effet, il n’est pas juste que les secrétaires des systèmes d’information et de communication (SESIC) soient systématiquement classés en grille 9 et ne puissent bénéficier de fonctions et de groupes supérieurs d’IRE au cours de leur carrière.

De même, comment justifier, à fonctions égales, que les contractuels ne bénéficient pas des mêmes groupes d’IRE que leurs collègues titulaires ?

Enfin, puisque le projet de réforme avait pour ambition de mieux valoriser la polyvalence et les fonctions des agents de catégorie C à l’étranger, pourquoi ne pas avoir prévu un véritable tableau des emplois de vocation des adjoints de chancellerie ?

Malgré ce parti pris de l’administration, la CFDT-MAE n’abandonne pas et continue son combat pour que tous les agents affectés à l’étranger puissent bénéficier d’un véritable tableau des vocations.

Ainsi, nous demandons, dès aujourd’hui, la création de groupes de travail dédiés aux emplois de vocations et des groupes d’IRE correspondants des agents de catégorie C et des agents de la filière SIC (ASIC et SESIC) et d’une refonte des groupes d’IRE des contractuels affectés d’une part au sein du réseau diplomatique et consulaire et, d’autre part, au sein du réseau culturel et de coopération.

Thèmes : ASIC, Catégorie C, CTM, IRE, SESIC

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