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Harcèlement moral : vif intérêt des agents parisiens pour les deux heures mensuelles d’information 11 février et 31 mars 2016

9 avril 2016

Le 11 février au Quai d’Orsay et le 31 mars sur le site de Convention, la section CFDT-MAE de Paris a organisé une heure mensuelle d’information (HMI) sur le thème du harcèlement moral animée par Anne Colomb avec la collaboration de Denise Dariosecq, toutes deux spécialistes des problématiques liées aux risques psycho-sociaux et membres titulaires actifs des CHSCT ministériel et francilien.

L’audience à chaque fois nombreuse – constituée d’une trentaine de personnes – et aux profils variés, a permis de mettre en valeur tout l’intérêt que suscitait ce thème parmi le personnel du Département, confirmant ainsi les fréquents appels téléphoniques, reçus à la permanence syndicale parisienne, d’agents signalant être victimes d’un harcèlement moral.

Durant cette HMI, il a été possible d’aborder, en scindant utilement la séance en deux parties, l’ensemble des points essentiels que recouvre cette notion : définition, prévention et prise en charge de la situation d’une part, échanges et retours d’expérience avec les agents présents autour de la table, d’autre part.

De quoi parle-t-on ?

Le harcèlement moral fait partie des risques psycho-sociaux (RPS), risques sur lesquels la CFDT a beaucoup travaillé ces dernières années et en particulier depuis 2006. La notion de harcèlement est définie de manière très précise, et par conséquent, toute situation de souffrance au travail ne relève pas systématiquement d’un harcèlement moral. Il peut s’agir d’une mauvaise gestion des ressources humaines ou d’une violence managériale.

Le harcèlement moral consiste en des agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et la dignité de celui qui le subit, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.

Dans la moitié des cas, le harcèlement est exercé par un supérieur hiérarchique sur un subordonné (harcèlement descendant). Plus rarement, il s’agit d’un harcèlement d’un collègue à l’encontre d’un autre, plus rarement encore, il s’agit d’un harcèlement ascendant (d’un subordonné à l’encontre d’un supérieur hiérarchique : 4 % des cas). Le harcèlement se manifeste notamment à l’occasion d’une réorganisation du service, d’un changement de supérieur hiérarchique, au retour d’un arrêt de travail ou à la suite d’un désaccord.

Existe-t-il un profil type de la victime ?

Contrairement à une opinion répandue, les victimes ne sont pas forcément des personnes fragiles : hommes ou femmes, jeunes agents, nouvellement promus ou anciens, personne n’est à l’abri d’agissements hostiles de ce type au sein de son organisation.

Existe-t-il un profil type de l’agresseur/harceleur ?

L’auteur des faits est souvent bien intégré dans l’organisation où il se sent suffisamment en confiance pour trouver des justifications à son action.

Qui contacter en cas de souffrance au travail ?

  • La Direction des Ressources Humaines. Elle constitue souvent un premier point d’entrée ;
  • L’inspecteur Santé, Sécurité au Travail (ISST) : En matière de RPS, il s’assure du traitement des situations de crise ; il veille à la mise en œuvre des mesures de prévention ;
  • L’assistant de prévention et d’une manière générale l’ensemble des collègues de la délégation pour la politique sociale (DPS) à Paris ou à Nantes (conseillers techniques de service social, assistants sociaux) ;
  •  Les représentants des personnels ont une aide à apporter, en guidant l’agent dans ses démarches, en alertant la hiérarchie, en orientant vers le médecin de prévention et lorsque tout a échoué, en aidant la victime à saisir le juge ;
  • Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail sont les instances de dialogue social dédiées : il existe au ministère un CHSCT ministériel, compétent pour tous les services du ministère des affaires étrangères, un CHSCT pour les services franciliens, un CHSCT nantais et, dans les postes, le nouveau cadre du dialogue social a instauré des CTPE, compétents en matière d’hygiène et de sécurité ;
  • Le médecin de prévention qui porte un diagnostic sur l’état de la victime, le conseille et l’oriente vers son médecin traitant et des spécialistes. Il peut en outre alerter l’administration sur la situation de la victime ;
  • Le médecin traitant peut extraire sans délai la victime de la situation de travail dangereuse en lui délivrant un arrêt de travail ;
  • Les psychologues de la DRH : ils ont un rôle d’alerte et de veille et peuvent être contactés à tout moment par les agents en souffrance, qui peuvent demander à conserver l’anonymat.

 

 

En conclusion, la victime de harcèlement doit rompre l’isolement dans lequel elle se trouve en se confiant à un collègue ou une personne de confiance et demander conseil auprès des personnes référentes du Ministère afin de ne pas laisser une situation irrémédiable s’installer.

La CFDT recrute !

4 avril 2016

La CFDT-MAE recherche  un(e) permanent(e)  pour prendre en charge, principalement,  la gestion du dossier des agents contractuels du MAEDI. A ce titre, il suivra les aspects statutaires de cette catégorie d’agents (CDD et CDI, loi Sauvadet…) et assurera également le suivi et le soutien individuel des agents

Le candidat, contractuel CDI ou titulaire intéressé par ce dossier, devra être adhérent à la CFDT-MAE et  à jour de ses cotisations.

Le poste, basé à Paris ou à Nantes, est à pourvoir au 1er septembre 2016 ou plus tôt en fonction des disponibilités du candidat.

Le candidat devra adresser, par email, une lettre de motivation et un CV, à cfdt.mae@diplomatie.gouv.fr dès que possible.

Assemblée générale des adhérents de la section CFDT-MAE de Paris (15 février 2016)

4 avril 2016

L’AG est réunie de 13 h à 16 h sur le site de Convention. Présidée par Thibaut Penduff, secrétaire de section, en présence plus de trente adhérents parisiens représentatifs de toutes les catégories de personnel (A+, A, B et C). Cette assemblée générale vise à préparer le Xème congrès du syndicat CFDT-MAE  qui se tiendra du 27 au 29 juin à Bierville (Essonne).

 Débat et vote sur les propositions d’amendement

Rodolphe Paulin (propositions 1 à 6) et Vanessa Reznik (propositions 7 à 11) qui ont rédigé des propositions d’amendement à la résolution d’orientation et des modifications statutaires  sont appelés à défendre leur texte, et un débat de haute qualité s’instaure sur chacun d’entre eux entre les membres de l’assemblée. A l’issue de ces échanges, un certain nombre de propositions d’amendement ont été modifiées.

Les projets d’amendement validés par l’AG portent sur les conditions d’emploi des RL (1), la GPEEC (1), les conditions d’expatriation (3), l’égalité de traitement et l’accueil des personnes en situation de handicap (2), une meilleure prise en charge du retour de poste (1) et la situation des assistants sociaux (1).

Les discussions ont confirmé le vif intérêt de nos militants quant à la vie du MAEDI et leur implication dans la réflexion sur l’avenir de notre ministère. Les interventions, parfois opposées mais toujours pertinentes et argumentées, ont permis à chacun d’exprimer son opinion et de mieux appréhender les diverses problématiques du Département ainsi que le positionnement de notre syndicat.

Validation des candidatures au conseil syndical

Huit candidatures d’adhérents parisiens pour le renouvellement du conseil syndical  qui interviendra lors du congrès, sont validées après un vote à bulletin secret : Anne Colomb, Denise Dariosecq, Thierry Franquin, Nadine Monchau, Bogdan Mytrowytch, Rodolphe Paulin, Thibaut Penduff  et Vanessa Reznik,

Débat et vote sur onze projets d’amendement aux statuts du syndicat (1) et à la résolution d’orientation (10) : 9 sont adoptés, 1 retiré et 1 autre rejeté

Amendement n°1 – Statuts du syndicat, présenté par Rodolphe Paulin. La proposition d’amendement vise à diminuer le nombre de réunions du conseil syndical, de quatre par an actuellement, non plus à trois comme proposé par le conseil syndical portant mais à deux fois par an. Après débat la proposition d’amendement est rejetée par 24 vois contre et 8 pour.

Amendement n°2 – Résolution d’orientation – Réseau culturel et de coopération, présenté par Rodolphe Paulin. Remplacer « que le dispositif d’accompagnement des personnels licenciés soit négocié avec ses représentants.» par « que soient accordées aux personnels licenciés : une indemnité équivalente à un mois de salaire par année de travail et le financement d’une action de formation correspondante à leur réorientation professionnelle éventuelle. Si le droit local prévoit des conditions de licenciements plus favorables à cette mesure, ces dernières devront être appliquées. Ces dispositions doivent s’appliquer à l’ensemble des recrutés locaux, qu’ils soient en fonction dans le réseau diplomatique et consulaire ou dans un Établissement à Autonomie Financière.» et déplacer ce paragraphe vers « Conditions d’emploi des recrutés locaux ». Motivation de l’amendement : D’une part, il s’agit bien de RL dans la revendication initiale puisqu’il est question de « négociations » qui ne s’appliquent pas aux contrats français et d’autre part, cette proposition s’inscrit dans le cadre de la réouverture du GT sur les RL et à vocation à préserver l’intérêt des RL d’un accompagnement de licenciement peu avantageux. Surtout, la revendication contenue dans le projet de résolution est moins ambitieuse que les revendications historiques du syndicat sur ce sujet. Enfin, cette revendication placée dans ce paragraphe EAF contribue à maintenir la différentiation entre les RL (diplomatique et consulaire d’un côté et EAF de l’autre) ce qui va à l’encontre de nos revendications. La proposition d’amendement est acceptée à l’unanimité.

Amendement N°3 – GPEEC – présenté par Rodolphe Paulin. Remplacer « Les agents qui acceptent d’être affectés dans des postes difficiles ou des postes en crise peuvent être récompensés par le choix de leur affectation suivante mais il existe beaucoup d’agents méritants qui, en raison de contraintes familiales (emploi du conjoint, scolarité des enfants) sont moins mobiles géographiquement. Ces collègues font souvent preuve de mobilité fonctionnelle, qui doit elle aussi être reconnue. Il y a de la place pour tous les profils. La DRH et les organisations syndicales doivent trouver un équilibre lors des commissions administratives paritaires. » par  « Le processus d’affectation doit être repensé et présenté sous forme de barème réglementaire. Il doit s’inscrire dans une démarche encore plus cohérente prenant en compte plusieurs critères objectifs comme le temps de séjour en administration centrale et à l’étranger de l’agent, son parcours professionnel (pays à risques), sa situation familiale (rapprochement de conjoint notamment), sa façon de servir, ses souhaits. Ceci pour permettre d’accroître l’équité de traitement dans les demandes d’affectation et dans un souci de plus grande transparence.». Motivation de l’amendement : Cet amendement s’inscrit dans la ligne de la lettre adressée le 24 décembre 2015 par le syndicat à la DRH. Cette lettre demande que les critères d’affectation soient clairement définis et concernent l’ensemble des personnels (primo-partants pénalisés à l’heure actuelle). Le projet de résolution reste vague dans sa revendication et n’apporte rien de plus aux arguments présentés par la DRH. Par contre, la mise en place d’un barème permet, de fermer la porte aux décisions floues, arbitraires et de traiter les agents de manière égalitaire. Après un débat animé, la proposition d’amendement est acceptée par 30 voix pour et 2 contre.

Amendement n°4  – Les conditions de l’expatriation, Expatriation en famille – présenté par Rodolphe Paulin. Suppression de « Si nous n’avons qu’une prise très indirecte sur les frais de scolarité en eux-mêmes, il nous faudra sensibiliser les chefs de postes sur la nécessaire mensualisation de ces frais (pour les établissements qui facturent 3, 6, voire 10 mois d’avance), les dispenses de caution pour les enfants de fonctionnaires, les listes d’attente dans certains pays et les sujets liés à la prise en charge des enfants et/ou des conjoints handicapés. ». Motivation de l’amendement : nous n’avons aucune prise sur les frais de scolarité et ne pourrons pas en avoir. La plupart des établissements scolaires, qui sont conventionnés avec l’AEFE, sont gérés localement par une association de droit privé. Ces associations de parents ont le plus grand mal à gérer les restrictions budgétaires, voir le retrait de l’AEFE. S’ajoutent une augmentation significative du coût de la vie et de la masse salariale dans la plupart des pays. Dans ce contexte, il parait difficile d’envisager que l’avance de trésorerie (conséquence directe de la mensualisation des frais de scolarité) soit acceptée par ces associations gestionnaires, même sur intervention du chef de poste. Les leviers d’amélioration de la condition d’expatriation pour sa partie scolaire pourraient porter sur l’affectation plus en amont des agents afin de faire face aux listes d’attente des établissements ; Concernant la revendication sur la suppression du cautionnement pour les enfants de fonctionnaires, cela crée une iniquité non statutaire avec les enfants de nos compatriotes. Cela ne semble pas être en accord avec « nos couleurs ». La proposition d’amendement est acceptée (30 pour et 2 abstentions)

Amendement n°5 – Les conditions de l’expatriation, Expatriation en famille – présenté par Rodolphe Paulin. Ajouter « Par ailleurs, un versement de plusieurs mois d’avance et sur demande de l’agent, des majorations familiales lors de l’année d’installation, pourrait compenser l’avance de trésorerie lors des inscriptions dans les établissements scolaires ».  Motivation de l’amendement : En prévision de la suppression du point 4. Cette avance de trésorerie par l’administration, permet de pallier les fortes contraintes financières qu’engendre l’inscription d’enfants dans les établissements scolaires à l’étranger. La proposition d’amendement est acceptée à l’unanimité.

Amendement n°6 – Les conditions de l’expatriation, une prise en charge globale des questions d’expatriation / impatriation – présenté par Rodolphe Paulin. Suppression de « La CFDT-MAE s’attèlera notamment à démêler certains « casse-têtes » récurrents face aux CAF (prise en compte de l’IR dans les « revenus » définissant le quotient familial, alors qu’il ne s’agit que d’une « indemnité ». Motivation de l’amendement : La prise en compte de l’IR par la CAF nantaise respecte la réglementation en matière de politique familiale. Les émoluments et indemnités doivent être pris en compte par les services de la CAF dans le calcul du QF. Par ailleurs, une négociation à haut niveau sur ce sujet n’a pas abouti. Peut-être serait-il préjudiciable d’attirer les lampes et notamment celles des CAF parisiennes des agents rentrant de poste qui, pour l’instant et compte tenu de leur dispersion sur la banlieue parisienne, bénéficient de la non prise en compte de l’IR dans le calcul du QF. Pire, le maintien de cette revendication pourrait renforcer Bercy dans sa volonté de fiscaliser l’IRE. Cette argumentation a également été avancée par le DAGN lors de la réunion de préparation du CTAC. Un levier de substitution pourrait être le versement par la DPS, d’une aide sociale à hauteur des allocations non perçues par les agents concernés qui ne représentent qu’un nombre très limité. La proposition d’amendement est acceptée (14 pour, 11 contre et 7 abstentions).

L’amendement n°7 présenté par  Vanessa REZNIK  qui vise à remplacer l’expression « travailleurs handicapés » par « personnes en situation de handicap », est accepté à l’unanimité.

L’amendement n° 8 présenté par Vanessa Reznik vise à étendre l’accessibilité pour les agents partant en poste et les usagers des emprises à l’étranger. Rédaction proposée : « Lutte contre les discriminations personnes en situation de handicap – L’égalité professionnelle hommes/femmes n’est pas encore une réalité pour ce qui est de l’accès aux postes d’encadrement. La CFDT mettra tout en œuvre pour faire évoluer cette situation. Par ailleurs, la CFDT veillera à ce que les personnes en situation de handicap ne soient pas exclues des déroulements de carrière, en administration centrale ou à l’étranger, et que leur environnement de travail (tant matériel que managérial) soit adapté. Dès lors que des travaux seront entrepris dans une implantation à l’étranger relevant du MAEDI (missions diplomatiques, postes consulaires, et établissements à autonomie financière) Le syndicat CFDT-MAE revendiquera la prise en compte desdits travaux de l’accueil des personnels et des personnes en situation de handicap. Etant entendu que la chose est acquise puisque obligatoire pour les emprises du MAEDI situées sur le territoire national. » L’amendement est accepté à l’unanimité.

Amendement n°9 présenté par Vanessa Reznik et visant à une meilleure prise en charge du retour de poste.

Après : « Une prise en charge globale des questions d’expatriation/impatriation. – La mise en place de « rendez-vous-conjoints » avec, notamment, les primo-partants, reste également à creuser…ainsi que la création d’un vrai « bureau de la mise en route » intégré à une DRH renforcée dans ses capacités d’accueil. La CFDT-MAE s’attèlera notamment à démêler certains « casse-têtes »récurrents face aux CAF (prise en compte de l’IR dans les « revenus »définissant le quotient familial, alors qu’il ne s’agit que d’une « indemnité » ; fiscalisation foncière de la résidence française en « résidence secondaire » lors d’un départ en poste, alors que l’agent est statutairement résident fiscal français » ajouter : « La CFDT-MAE revendique une meilleure anticipation et gestion du retour en France ce qui implique une meilleure visibilité quant à l’affectation mais aussi aux conditions d’installation (domicile, scolarisation des enfants, retour à l’emploi du conjoint le cas échéant) ». L’amendement est accepté à l’unanimité moins une abstention.

 Amendement n°10 présenté par Vanessa Reznik sur la syndicalisation à l’étranger. Après : « La courbe des adhésions du syndicat CFDT-MAE est orientée à la hausse depuis plusieurs années sans que nous nous soyons dotés, jusqu’à présent de méthodes et d’outils. Pour la première fois de son histoire la fédération Interco et de l’Union régionale Ile-de-France, de développer une véritable politique de syndicalisation visant à proposer l’adhésion à nos collègues du MAEDI. Il conviendra de procéder à une cartographie de nos adhérents, à l’administration centrale comme dans les postes à l’étranger afin de définir ensuite des catégories de personnel (lauréats de concours ? nouveaux agents contractuels ? adjoints de chancellerie ?…) ou des secteurs géographiques (administration centrale Paris et/ou Nantes ? « gros »postes à l’étranger ?…) » ajouter « Syndicalisation/Etranger / Amélioration de l’information de nos adhérents en développant des HMI dans les postes au moyen de la visioconférence dans des pays à section mais aussi dans des pays où nous avons des adhérents isolés sur des revendications portées par la CFDT-MAE comme les RPS, le harcèlement sexuel, moral, la charte du temps. ». Après débat l’amendement est retiré.

 Amendement n°11 Parcours professionnels, présenté par Sylvie Chaventré. «  La CFDT considérant que l’activité consulaire est au cœur de l’action du MAEDI et que les Français établis à l’étranger sont en droit de bénéficier d’un service public de qualité, il est demandé que  le maintien des postes d’assistants sociaux à l’étranger soit revendiqué par le syndicat auprès des la DGAM du Département.En effet, en 2015 , les deux postes d’assistants sociaux de TEL AVIV et PONDICHERY ont été attribués à des secrétaires de chancellerie et en été 2016 , l’un des postes d’ASS de MADAGASCAR sera également attribué à un secrétaire de chancellerie.En fait, il y a plus de secrétaires de chancellerie au Ministère que le nombre de postes à pourvoir à l’étranger. Toutefois, l’activité d’assistant social répond à une logique « métier » et, nul ne peut s’instaurer assistant social si il n’est pas titulaire du diplôme d’Etat d’ASS. De plus, le fait  de placer des secrétaires de chancellerie sur ces postes d’ASS ne résoudra pas les problèmes de postes des SCH puisque le « corps » des ASS compte moins de 10 postes ». L’amendement est accepté (29 pour, 1 contre et 2 abstentions).

 Désignation des délégués au congrès

L’assemblée générale désigne enfin, par un vote à main levée, les six militants qui représenteront la section de Paris lors du congrès : Muriel Fitte-Duval, Aline Kandalaft , Frédérique Martineau (qui portera les mandats de la section), Bogdan Mytrowytch et Thibaut Penduff.

L’AG est suivie d’un verre de l’amitié./.

GPEEC, un exercice de rare franchise au MAE (réunion du 21 mars 2016)

31 mars 2016

Il s’agit de la deuxième réunion sur la gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences (GPEEC), présidée comme celle du 20 novembre 2015  par Jean-François Desmazières, conseiller diplomatique du Gouvernement (CDG) et chargé de mission GPEEC. La CFDT est représentée par Anne Colomb et Thierry Duboc

Le sous-directeur RH1 explique que le « premier livrable » Evolution quantitative et qualitative des ressources humaines depuis 2006 »  – document non publiable en l’état, nous dit-on, à cause d’éléments sur la masse salariale même s’il est clair que Bercy sait très exactement ce que nous faisons – est une étape statistique pour éclairer les orientations futures. Il faut compléter ce travail avec du qualitatif sur les métiers. Premier rendez-vous formel sur ces questions au comité technique ministériel   des 18 et 19 mai prochains.

 

La DRH doit mieux prendre en compte le moyen-terme

Le CDG confirme que le 2ème livrable, quasiment finalisé, sera le fruit d’une enquête lancée auprès des « directions employeurs » qu’elles soient de grande taille (DGM, DGP, DFAE) ou qu’elles présentent des particularités, comme par exemple un grand nombre d’experts (SSD, CDCS, DIL, DSI…). La réponse de la DRH est attendue : il n’y aura pas de réforme de structure de la DRH mais ses méthodes de travail devront évoluer pour mieux prendre en compte le moyen-terme.

Sur le document lui-même, Jean-François Desmazières estime qu’il  « devrait plaire aux organisations syndicales, qui souhaitent de la prévisibilité et de la transparence alors que l’administration, elle, reste angoissée par ses négociations budgétaires annuelles ».

Les données statistiques sont assez fiables pour les fonctionnaires et contractuels à durée indéterminée (CDI) même si la DRH doit consolider son appareil statistique. En revanche pour la DGM et le réseau culturel et de coopération, les experts [principalement des contractuels en CDD, ndr] on se contente de les « compter ».

Réintégrer les recrutés locaux des Instituts français dans le plafond d’emploi du MAE ?

Pour les recrutés locaux, il faudrait peut-être réintégrer les agents des EAF – 3.489 en 2015, en légère augmentation depuis 2010 (3.400) –  dans le plafond d’emploi du MAE. L’information n’est pas parfaite : la DGM a des éléments statistiques (budget des IF) et RH3 en a d’autres mais pas de vue d’ensemble sur les âges, la nationalité de cette catégorie d’agents qui est un vivier potentiel pour les concours internes.

Effectifs, on arrive à un point dur

La diminution des effectifs s’élève à 2.668 équivalents-temps-plein-travaillé (ETPT) depuis 2006, est supportée de façon équivalente par les titulaires et les recrutés locaux mais nettement plus rapide chez les experts (CDD, agents détachés) parallèlement à la réduction des crédits d’intervention des programmes 185 et 209). « On arrive à un point dur … ce ne seront plus les experts de la DGM qui vont fournir la chair à canon ».

Le vieillissement des effectifs de titulaires n’est pas contestable, sauf pour les secrétaires des affaires étrangères (SAE)  dont la moyenne d’âge s’élève à 44 ans. La catégorie A+ (conseillers des affaires étrangères (CAE)  et ministres plénipotentiaires (MP)  représente encore aujourd’hui plus de la moitié des effectifs en catégorie A, soit un nombre trop important au regard du nombre limité d’emplois d’encadrement supérieur du ministère.

Les adjoints de chancellerie sont dans une fourchette normale : la part des agents âgés de 50 ans et plus s’élève à 42 %.

La masse salariale continue d’augmenter (8% en 10 ans)  alors que les effectifs sont en baisse. L’essentiel de la hausse provient de l’indemnité de résidence à l’étranger (IRE) impactée directement par la baisse de l’euro « mais ce n’est tout de même pas de notre faute si l’euro a chuté » et le différentiel change-prix. S’y ajoute la contribution au compte d’affectation spéciale (CAS) « pensions civiles et militaires de retraite »  qui connaît des relèvements réguliers depuis 2008.

Jean-François Desmazières conclue sa présentation en indiquant qu’il y aura plusieurs chantiers à organiser avec la DRH, la DAF, les directions « employeurs », qui se sont aussi positionnées comme acteurs, en dialogue avec les organisations syndicales auxquelles il propose : « dites-nous comment vous voulez fonctionner. »

Accord de la CFDT sur la méthodologie

L’exercice suppose la fiabilité des instruments Sirhius et une analyse des métiers, en partant d’un existant mis à jour, comme nous l’avons dit lors de la réunion précédente. Une revue des fiches NOMADE doit être entreprise avec les directions « métier ». Certains métiers DFAE, comme les officiers d’état-civil, ne sont pas déclinés dans NOMADE. Ce sont les agents eux-mêmes qui ont fait évoluer leur métier, sans que cela soit reflété dans NOMADE. Si l’application NOMADE est vivante, elle a vieilli et est incomplète. Certaines fiches mériteraient d’être mieux spécifiées, notamment dans le domaine culturel, où les recrutements et les catégories de personnels auxquelles le MAEDI a recours sur ces emplois peuvent être différents par rapport aux autres filières.

Jean-François Desmazières indique que le travail sur le répertoire Nomade a déjà commencé avec la DFAE. Il faudra le faire avec toutes les directions-employeurs, en prenant en compte Sirhius (dont le volet de gestion prévisionnelle n’est pas vraiment utilisable), des éléments FANEV (mais il s’agit surtout d’auto-évaluation) et des éléments de la sous-direction de la formation et des concours (niveaux de langue)

La DRH doit s’organiser en prospective  pour intégrer les pyramides des âges lors de l’élaboration des plans triennaux de recrutement, viser les objectifs fixés par MAEDI21 en matière de « suivi du réseau » et prendre en compte l’équilibre entre les implantations métropolitaines.  A ce moment-là la CFDT rappelle sa revendication d’une relocalisation d’emplois à Nantes. Réaction du CDG : « oui il faut chercher du back office, sur le modèle SOS compta, avec le développement des PPD. Ceci concerne la DSI, la compta, les visas… »

Titulaires et recrutés locaux, qui fait quoi ?

La CFDT réitère sa demande d’une définition (quels métiers ? quelles fonctions ?)  et d’une cartographie des emplois pour répondre à la question Qui fait quoi dans les postes ? La question se posait surtout pour les fonctions du niveau C s’agissant des emplois diplomatiques et consulaires, mais elle devient d’actualité pour les autres catégories. Les critères à prendre en compte sont les fonctions régaliennes/non régaliennes, la nationalité F- UE/tierce, le niveau et la nature des fonctions exercées.

La CFDT renouvelle sa demande d’une réforme transversale et interministérielle : celle de l’ouverture pour les RL, à titre interne, des concours de catégories B et A,

Lutter vraiment contre la précarité

Dès 2009-2010, lors de la nième réforme des concours, CFDT rappelait son souhait de voir mettre un terme à ce qu’elle appelait la politique des CDD kleenex et demandait la réduction de la précarité, en mettant un terme aux recrutements précaire sur des emplois pérennes. La priorité doit être le recrutement de fonctionnaires, mais lorsque des contractuels se trouvent dans le périmètre, il convient de les traiter décemment et de sortir les agents en CDD de la précarité. Un corollaire de l’élargissement du champ d’action du MAEDI, donc de l’ancrage de métiers au MAEDI, est l’appel à des recrutements pérennes. C’est pourquoi, l’introduction dans les concours d’épreuves relatives aux matières correspondant à cet élargissement est bienvenue.

La CFDT demande également :

  • Un meilleur emploi des secrétaires de chancellerie (SCH) . La revue du format des PPD est bienvenue : le numéro 2 doit être un B. Bienvenue également la réflexion sur un meilleur emploi des SCH dans les directions politiques.
  • De sortir du flou voire du double langage pour l’avenir statutaire des corps ASIC et SESIC.
  • Des explications sur le fait que l’administration ne recrute plus d’adjoints techniques de chancellerie depuis dix ans. S’agit-il d’une politique délibérée ? Si oui, il faut pouvoir intégrer plus facilement les agents détachés quand ils donnent satisfaction.

 

La CFDT constate que l’engorgement des corps de CAE et MP n’est pas nouveau et malgré quelques tentatives, il persiste. Nous demandons que notre proposition d’un recrutement privilégié en SAE puis d’avancements internes (concours internes et promotions au choix) soit débattue. Réponse du CDG : demandez des statistiques pour savoir combien il y a de vrais externes dans les concours de CAE Orient, car lors du dernier concours CAE Orient, ce sont en quasi-totalité des SAE qui ont été reçus.

Les chantiers à venir

Jean-François Desmazières liste les « chantiers critiques », à savoir ceux qui ont un impact sur les RH, tant sur le plan qualitatif, quantitatif que géographique :

  • une réflexion sur la prévisibilité  et l’avenir des trois « familles » : fonctionnaires/CDI, experts, RL. Si les organisations syndicales en sont d’accord un travail de doctrine pourra être mené (quels principes directeurs pour déterminer si un poste doit être tenu par un titulaire, un RL, un volontaire international  ?). Cela pourrait donner lieu à l’établissement d’un document non contraignant. Ce document traiterait des domaines d’activité et de la nationalité comme critère juridique pour y accéder, que ce soit en centrale, en poste et, pourquoi pas, chez les opérateurs, d’une adhésion à une déontologie commune, et des filières en termes de carrières, de parcours et de mobilité.
  • réforme des centres d’archives et de documentation : quel impact sur les recrutements, les nouvelles méthodes de travail ?
  • DFAE : il s’agit plutôt d’absorber une activité en hausse sans emplois supplémentaires.
  • DSI avec une évolution rapide des métiers. « On est comme une poule devant un couteau». Difficile de se projeter, concurrence du privé. Le DSI lance une enquête métier.
  • DIL : les adjoints techniques sont impactés par la sous-traitance. Quels métiers pour contrôler tous ces sous-traitants ? Toutes les catégories sont au demeurant potentiellement concernées.
  • Chantier « formation »professionnelle, y compris les compétences linguistiques, en liaison avec les aspects « concours ». Les directions « employeurs » sont souvent demandeuses.

En outre, pour ce qui est de la catégorie A, Jean-François Desmazières, déclare, avec de vrais accents de sincérité « Je rêve de mettre à mort le corps des MP, totalement archaïque  par rapport à l’interministériel où le corps des administrateurs civils compte trois grades. Il faudrait fusionner CAE et MP. »

En conclusion le CDG indique qu’il tâche d’obtenir assez rapidement la validation de son document sur les métiers et qu’une nouvelle réunion de concertation GPEEC se tiendra en avril « pour examiner une deuxième tasse de marc de café » dans le cadre de cet exercice GEPEEC, qualifié par une organisation syndicale de « divinatoire ».

Thèmes : GPEEC

Rencontre avec la DGA, évaluation à 360°, CHSCTs : la « LDS » d’avril est en ligne.

31 mars 2016

La livraison d’avril 2016 de la Lettre du Syndicat est en ligne !

Au sommaire :

  • Rencontre bilatérale avec la nouvelle DGA ,
  • Notation : cap au 360°!
  • Focus CHSCT : Ile de France, Nantes et ministériel,
  • Point FAQ – ADOS,
  • Le secrétaire général et la directrice générale de l’administration en visite à Nantes,
  • La vie des sections.

Bonne lecture… en suvant le lien ci-après : LDS 263 – avril 2016 – version finale

Les choses se précisent pour la rénovation du restaurant administratif du Quai d’Orsay (CTAC du 24 mars 2016)

31 mars 2016

La réunion du comité technique d’administration centrale est l’occasion de revenir sur l’avenir de la restauration administrative pour les agents du Quai d’Orsay (QO), déjà évoquée avec beaucoup de points d’interrogation, en réunion de concertation, en juin 2015   et de manière beaucoup plus précise en février dernier.

Le restaurant administratif restera dans les locaux actuels, qui n’ont pas connu de travaux depuis 24 ans. Dans le cadre des études de réhabilitation du Quai d’Orsay, le COPIL du 6 octobre 2015 a validé une proposition de réhabilitation lourde de ce restaurant et de création en parallèle d’une nouvelle cafétéria sur le site du QO.

Une rénovation de fond en comble

Les études préalables de programmation seront engagées au premier trimestre 2016. Elles porteront sur les évolutions réglementaires (hygiène, sécurité incendie, accessibilité, etc.), les mises aux normes techniques (réseaux électriques, de ventilation et sanitaire), la rénovation des locaux (sols, murs, WC, etc.), le fonctionnement du restaurant (cuisine, plonge, salle, circuit de distribution et cafétéria) et la sécurité du site.

Le marché de programmation a été confié à la SEM 92.  Les travaux devraient démarrer au deuxième semestre 2017.

La DIL négociera-t-elle de bons baux ?

Contrairement à ce que l’on avait compris lors des réunions de concertation précédentes, les baux de 30 ans ne sont pas encore renouvelés « sans hausse de loyer ». Leur renouvellement, qui devrait intervenir à échéance 2020, est encore en discussion avec les propriétaires du site, à savoir Réseau Ferré de France  et la Mairie de Paris.

Et pendant les travaux on déjeune où ?

Un restaurant de substitution a été trouvé sur l’îlot Saint-Germain, Il s’agit du restaurant administratif du ministère de la défense  qui devait fermer après l’installation des services sur le site Balard. Sérieuse ombre au tableau, « une période de deux ou trois mois où on n’aura pas d’option ».

L’épineuse question du temps de trajet pour aller déjeuner

Ayant en mémoire la longue histoire de la prise en compte du temps de trajet pour les collègues des Invalides, qui s’est soldée par l’attribution de trente minutes par jour pour tous les agents MAE du site,  l’administration s’empresse de nous affirmer que ce restaurant ne se situe « qu’à 7 à 10 minutes à pied du QO. » [Google maps indique neuf minutes du 1, rue Esnault Pelterie au 231, bd Saint-Germain  , mais ne précise pas pour quel genre de piéton, ndr].

La CGT dégaine en premier et met en avant la similitude des situations entre Invalides/Barbey de Jouy et QO/Ilôt-St-Germain. Avant que les autres OS aient pu prendre la parole pour enfoncer le clou, la DRH, qui avait donc bien anticipé cette demande reconventionnelle, laisse à entendre un genre d’accord de principe (à vérifier dans le verbatim) mais sur une base de 10’ aller et 10’ retour./.

Thèmes : Quai d'Orsay, restauration

Paris – Heure mensuelle d’information sur le harcèlement moral le 31 mars

25 mars 2016

La section CFDT-MAE de Paris organise le jeudi 31 mars 2016 de 13 h à 14 h sur le site Convention (salle GUT 245) une heure mensuelle d’information (HMI) sur le harcèlement moral.

Cette HMI est prévue par le droit syndical. Déclarée auprès de l’administration par la section CFDT-MAE de Paris, elle vaut autorisation d’absence et est ouverte à tous.

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Marylise Léon présente la CFDT

https://youtu.be/mLU9Wqmyico

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